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De l'alcool au volant même en pandémie

Jean Houle | TVA Nouvelles

Les restaurants et bars sont peut-être fermés, mais croyez-le ou non, ça n'empêche pas les policiers du Saguenay-Lac-Saint-Jean d'intervenir encore pour des cas d'alcool au volant. 

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Quelques interceptions ont eu lieu durant la dernière fin de semaine, autant au niveau de la Sûreté du Québec que de la police de Saguenay, sans que le nombre de cas soit précisé. 

«Ce sont des gens qui revenaient de chez des amis, de leur copine, a expliqué le criminaliste Julien Boulianne. Il y a moins de circulation sur la route, mais tout autant de patrouilles policières. Vous avez donc plus de chances d'être remarqués...» 

La crise de la COVID-19 a forcé les policiers à s’ajuster. Le premier ivressomètre, sur place, est précédé des questions préalables sur les symptômes du coronavirus. 

«S'il y a des symptômes, les policiers ont leur ensemble de sécurité, avec les gants et le masque», a dit Bruno Cormier de la police de Saguenay. 

Si l'ivressomètre est positif, le suspect est amené au poste, où toutes les mesures de nettoyage de l'appareil et de la salle sont rigoureusement respectées. 

«Un travailleur désinfecte l'appareil et la salle où se déroule le test, après chacune des sorties, et avant l'entrée suivante», a-t-il ajouté. 

Les suspects sont souvent relâchés après quelques heures avec la promesse de comparaître. 

Le problème, c'est que seules les causes les plus urgentes procèdent présentement. Uniquement au Saguenay-Lac-Saint-Jean, des centaines de causes par jour sont reportées depuis deux semaines au palais de justice de Chicoutimi, Roberval et Alma. 

L'arrêt Jordan de la Cour suprême fixe des balises : 18 mois entre la comparution et le procès, pour les causes de juridiction provinciale...à moins de circonstances exceptionnelles. 

«Pendant combien de temps on pourra invoquer la COVID-19, si des mesures ne sont pas mises en place pour traiter les causes dans un délai raisonnable?» se demande Me Boulianne.