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COVID-19: 1000 embauches au CISSS de la Montérégie-Est

Emmanuel Martinez | Agence QMI

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Des entrevues par internet et des embauches 24 heures après la réception de CV : les autorités de la santé de la Montérégie-Est prennent les grands moyens pour trouver le personnel requis pour faire face à la crise de la COVID-19. 

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«J’ai fait jusqu’à 200 entrevues par jour la semaine dernière. On fait des journées de 10-12 heures, six jours ou sept par semaine», a déclaré mercredi le coordonnateur en acquisition et rétention des talents au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) Montérégie-Est, Sébastien Pearson, en entrevue téléphonique. 

«D’ici la fin de la journée, on va atteindre 1000 embauches depuis le 14 mars», a-t-il précisé. 

Son organisation, qui supervise une cinquantaine d’établissements, dont l’Hôpital Pierre-Boucher à Longueuil, ainsi que ceux de Sorel-Tracy et de Saint-Hyacinthe, a simplifié et accéléré son processus de recrutement. 

«Quelqu’un qui postule chez nous, il peut avoir son rendez-vous et être embauché en 24 h. 

C’est hallucinant de voir le nombre de personnes qui répondent à nos appels», a ajouté Sébastien Pearson. 

Des retraités en renfort 

Environ 10 % des nouveaux employés sont des retraités qui ont décidé de venir donner un coup de main. Les autres sont des étudiants, des stagiaires et des employés qui travaillent déjà dans le réseau de la santé. Il y a aussi des gens qui profitent de leur congé forcé pour se réorienter. 

«C’est des candidats qui sont réellement intéressés à faire une différence. Ce n’est pas pour des raisons uniquement pécuniaires ou parce qu’ils n’ont pas le choix, a dit M. Pearson. Ils ont un désir de contribuer et c’est ce qu’on recherche.» 

Le secteur jeunesse 

Il est évidemment urgent de trouver des infirmières, des inhalothérapeutes, des préposés aux bénéficiaires et à l’entretien ménager. Mais la crise de la COVID-19 exerce aussi une pression supplémentaire sur les centres jeunesse, déjà à bout de souffle. 

Les jeunes qui y vivent ne vont plus à l’école, donc cela prend davantage de personnel pour les surveiller et répondre à leurs besoins. 

Malgré le nombre de nouveaux venus engagés en si peu de temps, le CISSS de la Montérégie-Est a toujours des postes à pourvoir, lui qui employait 13 000 personnes avant la pandémie. En effet, plusieurs ne peuvent pas travailler à temps plein. 

«La crise a un impact sur l’ensemble de nos activités, a dit Sébastien Pearson. Mais cela fait chaud au cœur de voir les gens mobiliser. C’est stimulant.»