/news/coronavirus

COVID-19: les hôpitaux mobiles chinois ont stoppé le virus

Agence QMI

Les hôpitaux mobiles déployés dans la région de Wuhan, en Chine, foyer de la pandémie de la COVID-19 en début d’année, ont permis de «stopper» la propagation du virus, selon des chercheurs en mathématiques canadiens.  

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

Parmi ceux-ci, le professeur Jacques Bélair du Département de mathématiques et de statistique de l’Université de Montréal estime que les hôpitaux mobiles chinois, dont l’un avait été érigé en à peine 10 jours, a permis à la République populaire de Chine de répondre à une hausse vertigineuse de cas de coronavirus, et surtout, de barrer la route au virus.  

Dans la région de Wuhan, on croit qu’environ 50 000 personnes auraient été infectées par le coronavirus, ce qui a mis à rude épreuve le réseau de la santé. Des hôpitaux mobiles, ou temporaires, ont ainsi été aménagés et dédiés exclusivement aux personnes atteintes de la COVID-19.  

«Quand on regarde l’évolution de la pandémie, on peut isoler certaines variables et tenter de mieux comprendre ce qui a bien fonctionné afin d’appliquer les meilleures mesures au Canada», a dit M. Bélair, mercredi, par communiqué.  

Le professeur Bélair, qui enseigne et fait de la recherche depuis 37 ans, s’intéresse à la modélisation mathématique appliquée aux problèmes biologiques depuis 1989, quand son fils avait eu la rougeole deux semaines avant d’atteindre l’âge de la vaccination.  

Il est membre du Centre de recherches mathématiques de l’UdeM, qui fait partie d’un réseau pancanadien. Ce réseau a mis sur pied en février le groupe de travail Mathematical Modelling Rapid Response Task Force, alors que la pandémie de COVID-19 frappait aux portes du Canada. Les chercheurs engagés dans cette unité souhaitent notamment «affiner les outils de lutte contre la pandémie».  

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), pilotée par le Fields Institute for Research in Mathematical Sciences, ont accordé un financement de 666 000 $ sur deux ans à la Mathematical Modelling Rapid Response Task Force, qui va effectuer «des simulations pour comprendre et prédire la propagation mondiale, les taux et les voies d'importation des cas au Canada», avait-on indiqué au moment de présenter le projet pour obtenir des fonds de recherche.  

«Toutes nos énergies seront concentrées sur la pandémie. On cherchera à proposer des scénarios réalistes en matière de prévention, mais aussi de traitement», a dit le professeur Bélair, en disant s’intéresser entre autres aux différentes réponses des pays concernant la pandémie. Il faudra toutefois, selon lui, «que les données soient fiables».