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Trudeau ne peut pas garantir l'approvisionnement d'équipement médical

Émilie Bergeron

Le premier ministre Justin Trudeau admet qu’il ne peut promettre qu’aucune pénurie d’équipement médical tel que des masques ne surviendra en pleine lutte à la COVID-19.   

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«Dans cette situation, on ne peut rien garantir. On est en train de travailler extrêmement fort pour combler les différents besoins, a dit M. Trudeau mercredi dans son point de presse quotidien.   

La vieille, le premier ministre québécois, François Legault, a prévenu que certains articles essentiels pour protéger les travailleurs de la santé viendraient à manquer dans la province au bout de trois à sept jours.   

  

  

À cela, la vice-première ministre Chrystia Freeland répond que le Québec recevra une livraison de masques de la part d’Ottawa d’ici deux jours. Le fédéral a commandé plus de 157 millions de masques chirurgicaux et plus de 60 millions de masques N95.   

Or, la réserve fédérale de produits essentiels n’était «probablement» pas suffisamment garnie au départ, a convenu la ministre de la Santé, Patty Hajdu.
«Je crois que les gouvernements fédéraux ont sous-financé pendant des décennies [...] l’état de préparation de la santé publique et, visiblement, plusieurs gouvernements à travers le monde se retrouvent exactement dans la même situation», a-t-elle dit.   

Elle a du même souffle assuré qu’Ottawa travaille jour et nuit pour combler les écarts d’approvisionnement, notamment en augmentant la production domestique en partenariat avec des entreprises canadiennes.  

À chacun de faire sa part   

Le premier ministre Trudeau a de son côté martelé que la capacité du Canada à juguler la crise dépendra «pour beaucoup» du respect des pratiques de distanciation sociale par l’ensemble de la population canadienne.   

«On va tout faire pour s’assurer qu’il n’y ait pas de pénurie à travers le pays, mais on comprend que c’est une situation extrêmement difficile et on va tous devoir faire notre part», a -t-il lancé.
Il a aussi fait valoir que les «comportements» de tout un chacun allaient être déterminants en ce qui a trait à la durée des mesures restrictives comme les interdictions de voyager ou de se rassembler.    

Le «National Post» révélait mardi, sur la foi d'un document gouvernemental obtenu, que les mesures pourraient être en place au moins jusqu'en juillet.   

«C’est un scénario réaliste [,mais il] y en a d’autres plus courts et d’autres plus longs qui sont réalistes», s'est contenté de dire M. Trudeau.   

La Chambre des communes siégera à nouveau   

Par ailleurs, le Parlement devra à nouveau siéger temporairement pour adopter les mesures d’urgence additionnelles proposées pour répondre à la crise – essentiellement celles entourant la subvention salariale de 75 % aux entreprises –, a annoncé M. Trudeau.   

Le leader parlementaire du gouvernement, Pablo Rodriguez, discute avec les partis d’opposition pour organiser le tout.   

Le chef conservateur Andrew Scheer a sauté sur l’occasion pour accuser les libéraux d’avoir passé leur temps, quand le Parlement a été convoqué la semaine dernière, à tenter de s’arroger des pouvoirs de dépenser sans précédent plutôt que de réellement répondre aux besoins des Canadiens.

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