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La COVID-19 frappe un couple différemment

TVA Nouvelles

À l’image de plusieurs Québécois, c’est en croisière qu’Hélène Guay et son mari sont infectés à la COVID-19. Elle s’en sort plutôt bien, lui est frappé plus durement.  

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«Ça a commencé par un mal de gorge, puis les sinus, des nausées et une très grande fatigue. Pour mon conjoint, la gorge et les sinus étaient aussi touchés, mais ça lui apportait un peu de difficultés respiratoires», détaille la Québécoise Hélène Guay.  

Toutefois, l’état de santé de son mari, qui a à composer avec de nombreuses allergies, devient de plus en plus préoccupant. Ses difficultés respiratoires s’intensifient. L’homme étouffe et craint de se retrouver sous respirateur. Il contacte son médecin de famille qui suggère d’appeler l’ambulance.   

Mme Guay informe le répartiteur du 911 qu’ils sont tous les deux sont infectés à la COVID-19.  

Protocole strict

«L’ambulancier est demeuré avec la civière dans l’abri d’auto et il y avait un réparateur dans une autre voiture. L’ambulancier m’a dit de rester loin. Il a même ajouté une seconde paire de gants. Ce n’est qu’une fois que mon mari a été dans l’ambulance qu’on lui a fait des tests», explique Hélène Guay en entrevue avec Denis Lévesque.  

Arrivé au centre hospitalier, le malade est tout de suite envoyé en isolement. «Une femme médecin est venue le voir et personne ne pouvait avoir de contact avec lui», précise Mme Guay.  

Son conjoint est pris en main. Une fois examiné et stabilisé, le centre hospitalier retourne le patient à la maison. Hélène Guay suit un protocole strict pour aller chercher son mari. Elle prend les mesures nécessaires et à bord de son véhicule se rend dans le stationnement de l’hôpital pour cueillir son amoureux.   

«J’ai dit au gardien qui venait à ma rencontre de reculer que j’étais positive. Le protocole était de dire que je venais chercher telle personne dans telle salle. Mon conjoint est sorti avec son masque. Les protocoles sont très bien respectés. L’ambulancier a même désinfecté chez nous (avant de repartir)», dit Mme Guay  

En convalescence à la maison, son conjoint prend du mieux. «Il attend ses antibiotiques, mais ça va bien», informe Hélène Guay en confinement chez elle et qui rappelle l’importance de la prévention et le suivi des directives des autorités.