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Les prévisions financières sur pause pour Dollarama

Jean-Michel Genois Gagnon | Journal de Montréal

Dollarama


Pratique Rouge et OrRemparts
Pratique Rouge et Or

RENE BAILLARGEON/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

Les sociétés cotées en bourse naviguent aujourd’hui dans le brouillard en raison des mesures imposées pour ralentir la propagation de la COVID-19. Plusieurs, comme Dollarama, refusent maintenant de faire des prévisions financières. Un outil qui servait de lanterne pour les investisseurs.

Mercredi, le détaillant à bas prix a publié ses résultats financiers pour le quatrième trimestre de son exercice 2020. Et la direction ne cache pas que son portefeuille risque de souffrir du virus qui frappe la planète.

«Étant donné les circonstances exceptionnelles qui découlent de la pandémie mondiale de COVID-19, la société suspend sa pratique de fournir des fourchettes prévisionnelles pour l’exercice 2021», note l’entreprise.

«Il est pour le moment impossible de prévoir les conséquences qu’aura la pandémie sur l’économie canadienne, la durée et l’étendue des mesures imposées par les différents ordres de gouvernement», poursuit-elle.

La direction de la chaîne concède ne pas être à l’abri d’éventuelles ruptures d’approvisionnement. D’ailleurs, certains de ses fournisseurs ont été contraints de cesser leurs activités quelques semaines en février.

Dollarama assure que ses flux de trésorerie, notamment en pigeant dans son crédit, lui permettront de combler ses besoins d’argent. Au 30 mars, 1237 des 1291 magasins de la chaîne au Canada étaient encore ouverts.

Augmentation

Au cours de son quatrième trimestre 2020, Dollarama a vu ses ventes augmentées de 0,5 % pour s’établir à 1,07 milliard $ et son bénéfice net a bondi de 1,4 % pour atteindre 226,1 millions $. En un an, l’enseigne a connu une hausse de ses ventes de 6,7 % pour s’établir à 3,79 milliards $.

Le détaillant n’est pas la seule entreprise inscrite à la bourse ayant abandonné l’idée de fournir des prévisions. Au cours des derniers jours, Air Canada, SNC-Lavalin, Les Vêtements de Sport Gildan et Bombardier, pour ne nommer qu’eux, ont également pris cette décision.

Selon Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC), il est sage que les sociétés limitent leurs prévisions dans le contexte actuel.

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