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Laurent Duvernay-Tardif offre son aide au gouvernement

TVA Sports

Devant la pandémie de la COVID-19 qui continue de prendre de l’ampleur, Laurent Duvernay-Tardif n’a pas hésité à lever la main en proposant de troquer temporairement ses épaulettes et son chandail des Chiefs de Kansas City pour le sarrau dans un hôpital près de chez vous.

Le garde partant des champions du Super Bowl a terminé sa période de 14 jours d’isolement volontaire, lui qui est revenu d’un voyage dans les Caraïbes le 12 mars. Durant le confinement, le diplômé en médecine a longuement réfléchi à une manière de jouer un rôle dans la crise actuelle.

Des perches ont vite été tendues aux autorités de la santé publique, ainsi qu’au ministère de la Santé et des Services sociaux. Duvernay-Tardif a toutefois réalisé qu’il se trouvait dans une zone grise, même s’il a son doctorat en main, puisqu’il n’a pas encore entamé son processus de résidence.

«Quand tu vas en médecine, tu ne fais pas ça pour rien, tu veux aider. Je voulais voir quel pourrait être mon rôle là-dedans et pour l’instant, je ne peux pas pratiquer et signer de prescriptions. Même si j’ai terminé et passé mon examen, je serais un peu dans le même rôle qu’un étudiant et en ce moment, on nous dit que le besoin n’est pas criant.»

«Je veux aider au meilleur endroit possible. Si c’était en première ligne, c’est sûr que je répondrais présent à l’appel. Cela dit, si je fais juste ralentir le système, il n’y a pas de valeur ajoutée. Je veux aider où l’on a besoin de moi», a expliqué l’ancien de l’Université McGill lors d’un long entretien.

Message de sensibilisation

Au stade actuel, les autorités de la santé publique ont conclu que Duvernay-Tardif peut se rendre davantage utile en utilisant sa tribune médiatique pour sensibiliser les jeunes à l’importance capitale des règles de distanciation sociale.

«Je parle aux gens de la santé publique tous les deux jours et j’ai un peu la mission de relayer les messages, d’être une courroie de transmission. La preuve qu’il y a un besoin à ce niveau-là, c’est qu’à Montréal, les 20-29 sont les plus touchés en termes de pourcentages des cas totaux. C’est important de constamment marteler le message», a-t-il fait valoir en s’adressant directement à cette tranche d’âge dans laquelle il figure.

«Nous sommes tous à risque. Chaque fois que tu penses à sortir et aller voir du monde, demande-toi si tu veux devenir cette personne qui contribue à ce que la courbe de progression devienne exponentielle», a-t-il imploré.

Saison compromise?

Actuellement, la NFL est l’une des rares ligues professionnelles dont les activités suivent leur cours, puisque la saison ne bat pas son plein. Le marché des joueurs autonomes s’est déroulé comme prévu et le repêchage sera présenté, de manière virtuelle, du 23 au 25 avril.

Cependant, les entraînements printaniers sont sur la glace et si la contagion du virus continue de prendre de l’ampleur aux États-Unis, il est permis de se demander si la prochaine saison sera compromise.Pour l’instant, c’est le dernier des soucis pour le joueur de ligne offensive.

«Si la saison de la NFL est en péril en septembre prochain, c’est parce qu’il y aura d’autres enjeux qui seront beaucoup plus importants à ce moment-là. Le football est important, c’est la plus grosse partie de ma vie en ce moment. Il reste que dans une crise comme celle-là, ce serait très égocentrique de penser à ma saison et à l’impact que ça va avoir dans ma vie. S’il n’y a pas de saison, c’est parce qu’il y aura un énorme problème aux États-Unis et ici.»

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