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Québec solidaire demande un plan de rattrapage

Agence QMI

QS  Christine Labrie

Simon Clark/Agence QMI

Les élèves en situation d’échec à la fin de l’année scolaire devraient pouvoir faire du rattrapage afin d’être au même niveau que leurs camarades lors de la prochaine rentrée des classes malgré la suspension des cours pour limiter la propagation de la COVID-19, suggère Québec solidaire.

La porte-parole du parti en matière d’éducation, Christine Labrie, appelle le ministre Jean-François Roberge a dévoilé rapidement les mesures de rattrapage qu’il compte mettre en place au sortir de la crise pour venir en aide à ces élèves.

Lundi, le ministre de l’Éducation a affirmé que tous les élèves au Québec recevront l’appel d’un membre du personnel scolaire de leur école au plus tard la semaine prochaine, et ce, peu importe sa situation. Ils recevront ainsi des exercices facultatifs et non évalués pour parfaire leur apprentissage.

Or, plusieurs élèves n’ont pas la chance de pouvoir continuer leur scolarisation normalement puisque leurs parents travaillent encore ou n’ont pas le temps ou les moyens de s’en occuper, fait valoir Christine Labrie, par voie de communiqué, lundi.

D’autres ont tout simplement besoin de services spécialisés que leurs parents ne peuvent leur fournir, ajoute-t-elle.

«Le ministère de l’Éducation a la responsabilité de l’égalité des chances et doit mettre des solutions en place pour éviter que ces élèves soient pénalisés», affirme la porte-parole solidaire en matière d’éducation.

Christine Labrie estime que la plateforme en ligne lancée lundi par le ministère de l’Éducation, «L’École ouverte», est un «bon point de départ», mais estime qu’elle ne pourra pas remplacer plusieurs mois d’absence à l’école.

«Le choix de proposer des ressources en ligne est pratique pour plusieurs familles, mais les élèves qui n’ont pas accès à des outils informatiques adéquats ou qui ont certaines limitations fonctionnelles, par exemple un handicap visuel, ne pourront pas les utiliser. Ça creuse un écart déjà grand entre les enfants», explique-t-elle.

Elle invite donc le ministre Jean-François Roberge à s’assurer que tous les élèves reçoivent «une vraie trousse de matériel couvrant le contenu spécifique de leur niveau» par la poste, minimalement. Augmenter les ressources d'Allô-prof, qui possède une expertise en soutien à distance, pourrait être une autre avenue à considérer, ajoute-t-elle.

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