/news/coronavirus

Un niveau d'anxiété «sans précédent»

Agence QMI

Panic attack, anxiety disorder menopause woman, stressful depressed emotional person with mental health illness, headache and migraine sitting back against wall on the floor in domestic home

Chinnapong - stock.adobe.com

L’anxiété chez les travailleurs canadiens est généralisée et se retrouve à un niveau «sans précédent» et «très inquiétant» en raison de la crise du coronavirus, selon la firme de ressources humaines Morneau Shepell.

Dans le cadre de son enquête périodique sur la santé mentale des employés canadiens, la firme torontoise a révélé jeudi par communiqué que 81% des répondants affirment que la pandémie de COVID-19 les a affectés. La crise à des «répercussions négatives, très négatives ou largement négatives» sur la santé mentale de 32% des gens sondés.

L’indice de santé mentale de Morneau Shepell a connu une «brusque chute» de 16% avec la pandémie. L’entreprise estime que c’est «très inquiétant».

«Habituellement, on voit un tel résultat uniquement dans un sous-ensemble d'employés qui traversent une perturbation majeure dans leur vie et ont un risque élevé de maladie mentale, a souligné cette firme. Le plus important changement négatif a été observé dans la mesure de l'anxiété, suivi de l'impuissance, de l'optimisme et de l'isolement.»

Malheureusement, elle prédit que cette détresse devrait s’accentuer.

«Il faut voir la réalité en face, les problèmes de santé mentale et l'anxiété continueront à empirer à mesure que la crise de la COVID-19 s'intensifiera, a précisé souligne Stephen Liptrap, président et chef de la direction de Morneau Shepell. Il est temps que les chefs d'entreprise et les gouvernements agissent, redoublent d'efforts en matière de santé mentale et contribuent à normaliser l'anxiété que les personnes peuvent ressentir.»

L’entreprise soutient que l'impact financier est le facteur le plus souvent évoqué (55% des répondants) pour expliquer l’angoisse vécue. La crainte de tomber malade ou de voir un proche mourir arrive en deuxième (42%), suivie de l'incertitude quant à l'incidence du virus sur la famille (33%).