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Comprendre les réactions de stress durant la crise de la COVID-19

Véronique Racine | Agence QMI

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

Les gens se connaissent et ils peuvent déjà évaluer «à quel niveau ils vont réagir aux événements» entourant la pandémie, tout en sachant que chaque personne «perçoit différemment la menace», estime un psychiatre.

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«La chose la plus importante, d’abord, c’est de reconnaître que des réactions, même intenses, vont être considérées normales et attendues, vu les circonstances. Les gens vont être capables de reconnaître des émotions: “j’ai peur, je suis anxieux, je suis impuissant, j’ai de la colère”», a mentionné le Dr Nicolas Bergeron, psychiatre au CHUM et président de Médecins du Monde Canada, sur QUB radio avec Sophie Durocher, vendredi.

Parmi les symptômes physiques reliés à l’anxiété, certains peuvent ressentir «des étourdissements».

«Aussi, bien sûr, les gens ont des papillons dans le ventre, ont des étourdissements, ont des souffles un peu coupés, évidemment, à ne pas confondre les symptômes physiques de l’anxiété et puis les symptômes de la COVID-19.»

Dr Bergeron estime «qu’il faut être capable d’avoir une bonne auto-observation de soi» pour ne pas engorger les urgences pensant à tort avoir contracté la COVID-19.

«Cela dit, il faut faire attention, de l’autre côté, une personne anxieuse qui a des symptômes, faut pas la discréditer et puis [il faut] certainement faire un questionnaire serré pour s’assurer qu’elle ne pourrait pas être malade de la COVID-19», a-t-il ajouté.