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Fini les manœuvres de réanimation pour les policiers

TVA Nouvelles

Après les pompiers, c’est au tour des policiers de devoir changer leurs méthodes d’intervention en cas d’urgence médicale dans le contexte de pandémie de COVID-19.

Le Service de police de Laval (SPL) et le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) ont envoyé au cours des dernières heures des directives très claires à leurs policiers pour les informer des nouvelles marches à suivre.

À Laval comme à Longueuil, les interventions médicales ne seront plus réparties vers les policiers, mais seulement vers les ambulanciers.

Les agents des deux corps policiers ont également reçu la consigne, s’ils devaient se trouver en présence d’une personne en arrêt cardiorespiratoire, de ne pas faire de manœuvres de réanimation.

L’utilisation du défibrillateur est permise pour les policiers de Longueuil, mais à Laval, son usage n’est toléré que chez une personne d’âge mineur. Ces derniers doivent donc attendre l’arrivée des ambulanciers pour une intervention médicale auprès d’une personne majeure.

«Les gestes de réanimation cardiaque, communément appelés le RCR, ce seront les ambulanciers qui vont prodiguer ces soins, explique Patrick Barrière, porte-parole au SPAL. Les policiers, ayant toujours un défibrillateur en leur possession, vont pouvoir l’utiliser dans la situation où ils seraient les premiers témoins sur une scène avec une personne en arrêt cardiorespiratoire.»

De son côté, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) indique qu’elle ne recommande pas à ses policiers d’intervenir dans des cas d’arrêt cardiorespiratoire, mais aucune directive formelle n’a encore été envoyée.