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La crise génère de la détresse psychologique chez les étudiants de l’UQAM

Agence QMI

JOEL LEMAY/24H MONTREAL/AGENCE QMI

La crise de la COVID-19 affecte les étudiants de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

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Dans un sondage réalisé en ligne du 25 mars au 2 avril, auquel 4093 étudiants ont pris part, soit l’équivalant de 10 % de la population étudiante, on apprend que la pandémie suscite une hausse de la détresse psychologique et de la précarité.

Ainsi, 60 % des répondants affirment vivre une détresse psychologique générée par la crise ou amplifiée par celle-ci. Cela provoque de l’insomnie, de la fatigue, des difficultés à se concentrer ou même de la tristesse, de la colère et du découragement, notamment.

«La santé mentale des étudiantes et étudiants, déjà mise à mal, est fortement affectée par la pandémie de coronavirus, notamment en raison de l’isolation sociale et de la précarité qui en découlent, a dit Émilie Duchesne, responsable aux affaires externes de l’Association facultaire étudiante de science politique et droit de l'Université du Québec à Montréal (AFESPED-UQAM).

«Il est dommage que la reprise des cours en ligne s’effectue dans un tel contexte», a-t-elle enchaîné, en rappelant que les cours ont repris le 28 mars en ligne et doivent se poursuivre dans ce format jusqu’au 26 avril, normalement.

La socialisation est moins facile pour le tiers des répondants en raison de la perte de leur emploi et d’une réduction des heures de travail pour 11 % des personnes interrogées.

Selon le coup de sonde, les revenus de 70 % des étudiants de l’UQAM sont affectés par la pandémie, et plus d’un répondant sur deux affirme qu’il sera difficile de joindre les deux bouts advenant une prolongation de la situation. Pire encore, 34 % disent qu’ils ne peuvent pas s’appuyer sur un proche pour leurs finances.

Relativement aux cours en ligne, 50 % des étudiants ne croient pas que tous les cours puissent se poursuivre en ligne, 47 % des répondants étant d’avis qu’il sera difficile de compléter leur session via le web et 48 % disent ne pas avoir le temps ni les ressources pour y parvenir.

Un étudiant sur deux évoque de la détresse psychologique, 35 % l’absence d’un coin pour se concentrer sur ses travaux et 16 % ont un accès limité à un ordinateur ou à internet, notamment.

Terminer la session

Les sept associations facultaires de l’UQAM et les 25 associations modulaires «demandent que la session soit validée et terminée en date du 14 mars avec les notes déjà obtenues tout en offrant la possibilité de réaliser un travail complémentaire pour obtenir la mention Succès ou bonifier sa note», mentionne-t-on, dans le communiqué.

«On croit qu’il est possible de faire mieux pour accommoder la communauté étudiante face à la crise que l’on vit actuellement», a dit Stéphanie Thibodeau, déléguée étudiante au Conseil d’administration de l’UQAM.