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La géolocalisation doit être une mesure d’exception, plaide la LDL

Agence QMI

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La géolocalisation cellulaire pour retracer les personnes ayant été testées positives à la COVID-19 doit être une mesure d’exception, plaide la Ligue des droits et libertés (LDL).

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«L’utilisation de la géolocalisation pourrait à la limite être justifiée pour rejoindre les personnes ayant été testées positives à la COVID-19 qui refuseraient de respecter les consignes de confinement», a indiqué vendredi la Ligue des droits et libertés, par communiqué.

«Une telle mesure serait normalement assujettie à une autorisation judiciaire», a estimé Dominique Peschard, porte-parole de la LDL, pour qui l’exploitation des données de géolocalisation et de celles qui touchent à la vie privée des individus «est extrêmement sensible».

«Les mesures utilisées ne disposent pas de la présomption d’innocence et ne permettent pas de traiter toute une population comme potentiellement coupable et l’assujettir à une surveillance généralisée», a affirmé M. Peschard.

Selon ce dernier, si les Chartes prévoient qu’il peut y avoir des «limites» aux droits et libertés, celles-ci doivent être «raisonnables et proportionnelles à la menace».

«Il est du devoir des autorités de garantir que la géolocalisation sera utilisée uniquement à la demande de la Direction de la santé publique pour retracer une personne testée positive à la COVID-19 et dont on a des motifs raisonnables de croire qu’elle ne se conforme pas aux directives de la santé publique», a-t-il mis en garde, suggérant un encadrement rigoureux et limité dans le temps.

L’utilisation de la géolocalisation cellulaire doit intervenir en dernier recours, a ajouté M. Peschard.