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Un bébé meurt dans un incendie à Roberval

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

Bloc pompier pompiers incendie

Photo d'archives, Agence QMI

Un bébé n’a pu être sauvé des flammes quand un grave incendie a éclaté dans un immeuble à logements où demeuraient plusieurs familles autochtones à Roberval, au Lac-Saint-Jean, dimanche.

Le brasier s’est déclaré vers 11h dans l’édifice de six grands logements de la rue Tremblay où habitaient plusieurs membres de la communauté des Atikamekw d'Opitciwan.

La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé en soirée que la petite dépouille d’un enfant a malheureusement été retrouvée dans les décombres, une fois l’incendie maîtrisé. Le corps devra maintenant être identifié par un coroner.

Le Centre d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean (CAALSJ) dit avoir aidé quatre familles totalisant près d’une vingtaine d’individus, dont plusieurs enfants et une femme enceinte, à se trouver un logis temporaire.

Bouleversant

Selon le CAALSJ, une autre famille qui habitait au deuxième étage aurait eu plus de difficulté à sortir des lieux. La mère, une ancienne administratrice de l’organisme, et deux de ses enfants, auraient été conduits dans un centre hospitalier de la région de Québec pour soigner leurs blessures.

«On est vraiment bouleversés par cette situation-là» a indiqué la directrice générale du CAALSJ, Mélanie Boivin.

De son côté, la SQ fait état d’une quinzaine de personnes évacuées, dont une dizaine ont nécessité une attention médicale pour des brûlures ou après avoir été incommodées par la fumée. On ne craindrait pas pour leur vie.

«D’aller agir auprès de cette clientèle-là qui a besoin de réconfort alors qu’on ne peut pas s’approcher, ce n’était pas une intervention qui était facile» a reconnu Mme Boivin, à propos de la distanciation sociale exigée par la crise du coronavirus.

Enquête

«C’est vraiment traumatisant pour ces familles-là. Déjà qu’ils étaient en confinement et anxieux de devoir rester à la maison, puis, là, ils n’ont plus de maison» s’attriste également Jensy Grégoire, intervenante sociale, qui promet que «le centre d’amitié sera toujours là pour eux».

Un mouvement est en marche pour recueillir les dons de vêtements et d’autres articles du quotidien.

L’édifice a été lourdement endommagé et pourrait être déclaré perte totale. La cause du sinistre est inconnue pour l’instant et fait l’objet d’une enquête de la SQ.

- avec la collaboration d’Isabelle Tremblay