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Prudence avec le port du masque non médical, dit le Dr Arruda

TVA Nouvelles

Le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, demande aux Québécois qui optent pour le port d’un masque non médical de ne pas abandonner les autres mesures de protection.       

• À lire aussi: Le port du masque non médical suggéré par la santé publique fédérale  

La santé publique canadienne a suggéré lundi aux Canadiens de porter un masque qui n'est pas destiné au personnel médical comme mesure additionnelle pour se protéger contre la COVID-19.       

Depuis le début de la crise, le Dr Arruda a insisté sur la nécessité de ne pas abandonner les mesures élémentaires d’hygiène. Le port du masque ne remplace pas le lavage des mains, la distanciation sociale et les éternuements dans le coude, a-t-il encore rappelé lundi.     

«Le danger, c’est qu’on abandonne les autres éléments et qu’on pense qu’avec un masque en tissu qu’on a fait à la maison, on est bien protégé, a expliqué le Dr Arruda. Si vous avez un masque, ce n’est pas pour vous protéger, c’est pour protéger les autres.»    

Il rappelle au passage que les Québécois doivent laisser les masques de procédure aux travailleurs de la santé. Les masques suggérés par les autorités fédérales sont ceux en tissu, faits à la maison.    

Leur manipulation doit également être soignée afin d'éviter que les doigts touchent la surface possiblement contaminée du masque.   

Pour ce qui est des réserves provinciales d'équipement médical, le premier ministre François Legault a indiqué lundi que le Québec disposait d'assez de gants pour les 14 prochains jours, d'assez de masques N95 pour les 13 prochains jours et d'assez de masques chirurgicaux pour les 10 prochains jours.   

La réserve de blouses est plus critique (6 jours), mais Québec observe actuellement la possibilité d'en utiliser des lavables.   

François Legault a de son côté indiqué que son gouvernement n’avait pas l’intention d’étendre l’interdiction pour le conjoint d’assister à l’accouchement de sa conjointe à d’autres établissements que l’Hôpital général juif, où plusieurs cas de COVID-19 ont été répertoriés.   

Comparaison avec la Suède    

C’est dans les valeurs québécoises de protéger les personnes âgées, a fait valoir le Dr Arruda, pour expliquer la stratégie de confinement choisi par le Québec.  

Pour lutter contre le coronavirus, la Suède a recommandé à ses citoyens la distanciation sociale et le télétravail. Mais dans ce pays du nord de l’Europe comptant 10 millions d’habitants, les enfants continuent d’aller à l’école et les citoyens de fréquenter les restaurants.  

«Dans nos valeurs québécoises, nos aînés, qui ont bâti notre pays, ont autant d’importance que les plus jeunes», a affirmé le directeur national de la santé publique, durant sa conférence de presse quotidienne sur l’état de propagation du virus.  

Le Dr Arruda s’est bien gardé de porter un jugement sur le choix de la Suède. Mais selon lui, cette stratégie est risquée puisque la COVID-19 est un tout nouveau virus qui peut «stresser» le réseau de la santé au point qu’il faille choisir de soigner un patient au détriment d’un autre.  

«Puis on sait que nos personnes les plus âgées, qui sont les plus vulnérables, ce seraient probablement eux, si jamais on avait laissé ce qu’on appelle obtenir une immunité de masse, (une manière de) vacciner en fin de compte normalement toutes les personnes qui en aurait survécu, mais qu’on allait avoir (un nombre) de morts important chez les personnes âgées». 

François Legault ne croit pas d’ailleurs qu’on puisse comparer le Québec et la Suède. 

«En Suède, il n’y a pas de ville de deux millions de population, comme Montréal. La plus grande ville, c’est Stockholm et pour être allé à Stockholm, il n’y a pas de rassemblements où les gens sont collés, c’est un peu plus espacé», a-t-il soutenu. 

La sitaution au Québec en date du 6 avril  

- 8580 cas confirmés (636 nouveaux cas)     

- 121 décès (augmentation de 27)     

- 533 personnes hospitalisées (augmentation de 8)     

- 164 personnes aux soins intensifs (augmentation de 10)     

- 2 942 personnes sous investigation     

- 91 533 analyses négatives (cas infirmés)

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