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La mère du bébé décédé dans le feu à Roberval plongée dans le coma

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

Incendie du 5 avril à Roberval

Photo courtoisie, Service de la sécurité incendie de Roberval

La mère qui a perdu sa fillette de neuf mois dans un terrible incendie à Roberval, dimanche, a elle-même été plongée dans un coma artificiel à Québec en raison de ses blessures, mais l’on ne craint pas pour sa vie, indique son frère.  

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Le décès inattendu de l’enfant est un «gros choc» pour toute la famille, partage en entrevue Jean Stubbert.  

«On n’a pas assez de mots pour décrire ce que l’on ressent. Il y a de la colère aussi à travers ça, mais, bon, tôt ou tard, il faut accepter ce que l’on vit», dit-il.  

M. Stubbert explique que la maman et l’une des filles ont subi des brûlures et ont été plongées dans un coma artificiel pour leur éviter des souffrances inutiles. Une autre de ses filles a été hospitalisée, car incommodée par la fumée.  

Toutes les trois ont été prises en charge dans un hôpital de la région de Québec, où leur vie n’est heureusement pas menacée.  

Élan de générosité  

L’enquête sur l’origine de l’incendie a été confiée à la Sûreté du Québec qui poursuivait son travail sur le site de l’incendie, lundi. Pour l’instant, elle n’avance aucune cause probable.  

En attendant, la communauté des Atikamekw d’Opitciwan se mobilise pour venir en aide aux quatre familles autochtones qui ont pratiquement tout perdu dans le sinistre. Déjà, des milliers de dollars en dons ont été reçus.  

«On souhaite dire un gros merci aux gens qui ont pu nous aider financièrement pour ma sœur, c’est vraiment apprécié», a tenu à mentionner Jean Stubbert.  

«On a tout tenté»  

Le brasier s’est déclaré vers 11 h, dimanche, dans un édifice de six appartements de la rue Tremblay.  

«En arrivant, ça criait, ça pleurait. Probablement que c’était les parents. Ils ont pris mes pompiers [et disaient]: va chercher mon enfant en haut, j’ai du monde encore en haut. C’était terrible d’entendre ça», raconte le directeur du service de la sécurité incendie de Roberval, Guy Mailhiot.  

Il dit que les pompiers ont fait l’impossible pour secourir la jeune victime. À deux reprises, ils ont tenté de la localiser, mais les flammes et la fumée étaient trop intenses. La chaleur était telle que les habits de certains pompiers en ont été perforés, selon M. Mailhiot.  

«On a tout tenté», se désole-t-il. Lors d’une troisième opération de recherche, c’est le corps inanimé de la petite qui a été découvert dans un salon au deuxième étage. «C’était très émouvant», dit le pompier.