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Québec allonge 100 M$ aux entreprises pour la formation à distance

Marc-André Gagnon | Journal de Montréal

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

En plus des mesures d’aide déjà annoncées, le gouvernement Legault allonge 100 M$ afin d’aider les entreprises québécoises «à profiter de la situation actuelle» en offrant de la formation à distance à leurs employés, plutôt que de les mettre à pied. 

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Le Québec étant «sur pause» encore au moins jusqu’au 4 mai prochain en raison de la COVID-19, «c'est comme le moment idéal» pour offrir de la formation, a fait valoir le premier ministre François Legault, lundi. 

Les entreprises admissibles pourront ainsi recevoir une subvention pouvant atteindre jusqu’à 100 000 $ afin de couvrir 100 % de leurs frais de formation. Le gouvernement remboursera aussi jusqu’à 100 % des heures totales rémunérées du personnel en formation, jusqu’à hauteur de 25 $ de l’heure par salarié. 

Le programme baptisé Action concertée pour le maintien en emploi (PACME) sera en vigueur jusqu’au 30 septembre prochain, a annoncé le ministre du Travail, Jean Boulet. 

Les formations devront notamment viser l’amélioration des compétences numériques, la communication organisationnelle, les langues, le télétravail, le marketing, le commerce en ligne et le développement des affaires. 

D’autres types de formation pourront aussi être offertes si elles permettent d’assurer le maintien en emploi du personnel. 

«Un restaurateur qui doit réduire le nombre d'heures de ses travailleurs [...] pourrait donc compenser la réduction de salaire de ses employés en leur offrant une formation pour perfectionner leurs techniques culinaires», a illustré M. Boulet. 

Réactions positives 

«Favoriser la formation dans le contexte actuel est une mesure remarquable», a réagi Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du Conseil du patronat du Québec. 

«Ce geste démontre l’importance de se préparer au redémarrage de notre économie et de nos entreprises», a-t-il souligné par voie de communiqué. 

«Profiter de cette période de ralentissement économique pour augmenter les compétences de leurs employés et s’attaquer au déficit de productivité, l’un des principaux enjeux économiques du Québec, est une opportunité sur laquelle le Québec peut construire», a commenté de son côté Charles Milliard, pdg de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).

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