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Train de Deux-Montagnes: Déception après le rejet d'un recours collectif

Guillaume Pelletier

GEN-TRAINS-DEUX-MONTAGNES

PHOTO D'ARCHIVES/L'ÉCHO DE LA RIVE-NORD/AGENCE QMI

La citoyenne qui a fait une demande d'action collective en lien avec l'interruption du service sur les lignes de train Deux-Montagnes et Mascouche se dit «blessée» par les arguments qui ont mené au rejet de sa demande.

La Cour supérieure du Québec a rejeté la semaine dernière la demande intentée par la Lavalloise Magali Barré contre les organismes CDPQ Infra, exo et l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), ainsi que la procureure générale du Québec.

Mme Barré jugeait insuffisantes les mesures d'atténuation mises en place pour pallier la perte de service que subiront quelque 18 000 usagers dès la fermeture du tunnel, occasionnée par les travaux de construction du Réseau express métropolitain (REM).

Selon le jugement, deux des quatre critères requis pour aller de l'avant ne sont pas respectés. Notamment, la demande n'identifie aucune loi qui aurait été transgressée. De plus, Mme Barré ne remplirait pas les conditions pour représenter le groupe, puisqu'elle habite à plus d'un kilomètre de la gare et qu'elle n'utilise pas le train chaque jour, un argument qu'elle trouve «bizarre», puisqu'il n'en aurait pas été question plus tôt dans le processus.

«On n'a jamais mis en doute ma crédibilité, les avocats savaient que j'habitais à plus d'un kilomètre de la gare», a-t-elle souligné.

Ironique

Mme Barré trouve ironique de lire dans le jugement déposé le 1er avril que les avocats des défenderesses lui reprochent de manquer de transparence par des affirmations trop catégoriques sur le «doublement» du temps de déplacement.

«Une fois encore, CDPQ Infra s'en sort alors que c'est eux qui sont accusés de manque de transparence [par les utilisateurs du train], s'est-elle exclamée. À la base, [CDPQ Infra] a eu l'acceptation sociale des usagers parce que le service de train devait être maintenu. Du jour au lendemain, on nous annonce quatre ans d'interruption de service.»

Cette dernière n'exclut pas la possibilité de porter le jugement en appel.

CDPQ Infra confirme avoir pris acte du jugement, mais n'a pas voulu commenter le dossier.

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