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Une fois passé les biscuits, c’est l’injustice

TVA Nouvelles

Le gouvernement Legault a mis sur pied le Panier bleu afin d’encourager les Québécois a acheter des produits du Québec. Pierre Fitzgibbon a même dit hier que 5$ de plus dépensé ici par foyer signifie 1 milliard de plus dans les coffres de la province. Mario Dumont salue l’initative, mais dénonce une injustice.      

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Les grandes surfaces comme Walmart, qui vendent des produits d’épicerie et de pharmacie demeurent ouvertes, car il s’agit de biens essentiels en temps de pandémie, toutefois tous le reste de leurs produits demeurent accessibles aux clients, ce qui n’est pas le cas des autres magasins ou boutiques.       

«Ce n’est pas de de la mauvaise foi des grandes surfaces. (...) Une fois que tu as passé les biscuits, tu fais neuf pas de plus et tu es rendu dans les souliers. Tu tournes à gauche, tu es rendu dans le linge. Tu continues au bout de la rangée, tu es rendu dans les jouets. Tu tournes à droite, tu es rendu dans les articles de sport. Or, tous les produits du même genre ne peuvent plus être vendus ailleurs, car les commerces sont fermés. Pensez aux petites boutiques et à Simons, L’Aubainerie, ...», explique Mario Dumont.      

Notre chroniqueur politique comprend la frustration des ces entreprises qui ne peuvent plus vendre ces biens non essentiels dans leur commerce fermés pour plusieurs semaines.      

«La plupart des entreprises doivent être frustrées, mais comprennent malgré leur colère et leur déception que le gouvernement l’a fait pour des motifs de santé publique. Quand les enfants ont besoin de deux t-shirts pour le printemps, on ne va pas reporter l’achat, on va aller l’acheter où c’est ouvert. Alors les entreprises fermées car non essentielles perdent des ventes, ça peut mettre même en péril leur existence», appuie Marie Dumont.      

Ce dernier croit que le gouvernement doit agir. «On serait en discussion là-dessus. Il faut mettre des barrières dans les allées. C’est plus qu’un sentiment d’injustice, c’est une injustice. Je reviens au message de François Legault d’acheter local et au Panier bleu, à mon avis, il n’y a pas un local qui en profite. Il n’y a que des entreprises québécoises qui sont perdantes et des entreprises américaines qui sont gagnantes», se désole Mario Dumont.