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Une prime réclamée pour les agents de sécurité privés

Agence QMI

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CAPTURE D'�CRAN/TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

Au surlendemain de l’attaque sauvage d’un agent de sécurité par un client mécontent à Sherbrooke, des syndicats pressent Québec d’accorder une prime à ces travailleurs.

Même s’ils sont postés dans les hôpitaux ou dans les résidences pour personnes âgées, des endroits où ont eu lieu plusieurs éclosions de COVID-19, les agents de sécurité n’ont droit à aucune prime, rappellent la FTQ et les Métallos, par voie de communiqué, lundi.

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La semaine dernière, le gouvernement a annoncé des primes représentant au minimum une augmentation salariale de 4 % pour tout le personnel médical afin de reconnaître leur contribution en ces temps de crise.

«Il faut reconnaître le travail des agents de sécurité et le risque auquel ils sont confrontés dans la situation actuelle. Ces travailleurs doivent avoir accès à une vraie prime de risque, tout comme les travailleurs de la santé. C'est une question de gros bon sens», fait valoir le président de la FTQ, Daniel Boyer.

«La tension monte, nos membres peuvent à tout moment être exposés au virus, ils doivent composer avec des gens stressés, souvent irrationnels. Il faut soutenir les travailleurs de la sécurité avec des équipements de protection appropriés dans la mesure du possible et reconnaître le risque auquel ils sont exposés», affirme le président de la section locale 8922 du syndicat qui représentant 15 000 agents de sécurité au Québec, Patrick Pellerin.

À l'heure actuelle, un agent de sécurité gagne 18,04 $ l'heure au Québec.