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Ville de Québec: 7 M$ de plus pour les PME

Taieb Moalla | Journal de Québec

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Outre les 10 millions $ de prêt annoncés vendredi pour aider les commerces de proximité, la Ville de Québec injecte 7 millions $ supplémentaires: 5 millions $ en prêt et 2 millions $ en subventions.

C’est ce que le maire Labeaume a fait savoir lundi en fin d’après-midi lors d’un point de presse téléphonique organisé juste avant le conseil municipal.

Ce dernier a dit que la Ville espère ainsi pouvoir aider entre 500 et 1000 PME en ces temps troubles. Le commerce-type concerné par ces prêts est «le commerce de proximité indépendant qui a pignon sur rue» comme celui qui est membre d’une des sept SDC (Sociétés de développement commercial) de la municipalité, a illustré le maire.

Pour être admissibles au prêt de 10 millions $, les PME doivent «être fermées temporairement ou susceptibles de fermer en raison des répercussions de la COVID-19, être en activité depuis au moins un an et ne pas être sous la protection de la Loi sur la faillite», énumère-t-on.

M. Labeaume a ajouté être en attente des critères gouvernementaux précis avant de dévoiler la liste d’entreprises concernées par ces prêts. «Ce sont des liquidités d’urgence. On espère pouvoir aider le plus d’entreprises possibles. On va tenter de donner de petits montants au plus de monde», a-t-il insisté.

7 autres millions $

D’autre part, la municipalité puisera 5 millions $ du Fonds local d’investissement (FLI) qui était jusqu’ici réservé aux entreprises technologiques et au secteur manufacturier de l’agglomération. L’accès à ce fonds a été élargi aux PME qui font par exemple de la livraison, a indiqué Régis Labeaume.

Aussi, une enveloppe de 2 millions $ en subventions sera accordée par l’intermédiaire du Fonds régions et ruralité (FRR) pour soutenir le fonctionnement (fonds de roulement) des organismes à but non lucratif (OBNL) et des coopératives.

Appelé à réagir, Jean-François Gosselin, chef de Québec, a parlé d’un «premier pas dans la bonne direction». Ce dernier réitère toutefois sa demande de mettre en place une ligne téléphonique pour bien expliquer les tenants et aboutissants de ces programmes aux commerçants inquiets.

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