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Du chocolat de Pâques pour des jeunes de la DPJ

Béatrice Roy-Brunet

Chocolate Easter bunny, eggs and sweets on rustic background

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Environ 800 jeunes hébergés sous la loi de la protection de la jeunesse à Montréal recevront du chocolat de Pâques grâce à une chocolaterie de Dolbeau-Mistassini.

La Chocolaterie des Pères Trappistes s’est retrouvée avec un surplus d’inventaire à la suite de la coupure de quelques commandes en raison de la pandémie de la COVID-19. Certains clients craignaient être incapables d’écouler les chocolats.

«Pour la période de Pâques, on avait beaucoup trop de stock. On a entre autres fait le don à la DPJ de Montréal. On a envoyé pour 10 000 $ de chocolat pour 800 jeunes qui vont recevoir ça», raconte Dominique Genest, directeur général et copropriétaire.

Avec ou sans chocolat

L'enjeu est grand pour la chocolaterie avec la fête de Pâques qui se profile en pleine pandémie. «Il y a un énorme risque, nous c’est 50 % de notre chiffre d’affaires, si les figurines ne sont pas toutes vendues l’impact peut être majeur», mentionne M. Genest.

Quand la crise est arrivée, il était trop tard pour freiner la production. Les figurines de Pâques sont produites dès la fin du mois de septembre ou le début du mois d'octobre. Ainsi, les ventes et les livraisons sont terminées pour le lendemain de la Saint-Valentin, soit le 15 février. «Avec les bannières il y a des ententes que la chocolaterie repaye, fait des crédits, pour les figurines pas vendues après Pâques», explique le directeur.

Toutefois, ce dernier souligne que Pâques ne repose pas seulement sur le chocolat, mais également sur des moments en famille ou même des journées de congé. Une autre signification s’inscrit dans cette fête.

«On ne veut pas forcer pour vendre des produits. Les gens s’ils n’ont pas de travail, ils n'en ont rien à faire. Dans cette crise-là, tout le monde est dans le trouble. Je pense que les gens qui perdent leur emploi sont bien plus mal pris que nous autres», soutient-il.