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Jean Truchon a obtenu l'aide médicale à mourir

TVA Nouvelles

Photo d'archives, Agence QMI

Jean Truchon, à l’origine des procédures judiciaires pour l’élargissement de l’aide médicale à mourir, est décédé mardi après-midi, au CHSLD Paul-Émile Léger, où il résidait. 

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Dans la cinquantaine, M. Truchon souffrait de paralysie cérébrale depuis sa naissance. Seul son bras gauche était fonctionnel. 

Le cabinet Ménard, Martin avocats qui représentait l’homme a publié un message que ce dernier voulait partager avec la population. 

«Au départ, je devais m’éteindre le 22 juin 2020, dans le but de passer plus de temps avec mes proches et amis. Étant donné le contexte que nous vivons actuellement avec la crise sanitaire, j’ai décidé de prendre le train et de laisser mes amis et tous ceux qui ont cru en moi et en ma cause à la gare», dit-il dans ce message posthume.  

«Avant cette pandémie, j’avais toute la misère du monde à garder la tête hors de l’eau, avec toutes mes activités. Le coronavirus m’a volé littéralement le temps avec ceux que j’aime. De constater ce qui s’en vient m’effraie au plus haut point. Alors, j’ai pris la décision de partir maintenant et celle-ci est mûrement réfléchie. Je voudrais remercier en premier lieu la juge Christine Beaudoin pour son jugement incroyable qu’elle a pondu en quelques mois seulement. Aussi, je ne peux passer sous silence l’apport incroyable que mes avocats ont eu tout au long de cette cause et jusqu’à la fin. Je vous demande d’essayer de me comprendre et non pas de me juger. Merci à tous. » 

Jean Truchon s’est longtemps battu pendant avec Nicole Gladu pour que les lois provinciales et fédérales élargissent l’aide médicale à mourir aux personnes dont la mort n’est pas prévisible à court terme. 

Le 21 janvier dernier, le gouvernement Legault avait indiqué qu’il permettait maintenant aux Québécois atteints d’une «condition grave et incurable qui ne sont pas en fin de vie» d’obtenir l’aide médicale à mourir.