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«Le tousseur» a fait «peur» aux employés

Nicolas Saillant | Journal de Québec

David Bellemare

Nicolas Saillant

«Peur», «stress» et frustration: les employés du Dairy Queen de L’Ancienne-Lorette, où «le tousseur» a sévi, ont passé par toute la gamme des émotions avant d’être rassurés par les policiers sur l’état de santé de l’auteur de cette blague odieuse.  

«Ce n’est vraiment pas drôle», lance David Bellemare, le copropriétaire du Dairy Queen de L’Ancienne-Lorette.   

C’est à cet endroit qu’Emerik Pouliot, 20 ans, a été filmé en toussant délibérément sur un terminal de carte bancaire, une vidéo qui a indigné tout le Québec.   

Au moment des faits, l’employée qu’on voit de dos sur la vidéo n’a évidemment pas eu connaissance du geste du «tousseur».   

L’inquiétude a donc monté d’un cran samedi lorsque les employés ont pris connaissance des images devenues virales.  

«On a appelé les policiers tout de suite quand on a vu que c’était chez nous, quand on a vu la vidéo sur internet», explique M. Bellemare. La première question adressée aux policiers a immédiatement été de savoir si l’homme aujourd’hui accusé de méfait était atteint de la COVID-19.  

Test négatif  

«C’était la plus grande préoccupation», raconte le propriétaire. Heureusement pour l’équipe, les policiers ont pu immédiatement confirmer qu’Emerik Pouliot n’était pas atteint du coronavirus.   

«Il a fait un test et il était négatif», relate M. Bellemare, qui a tout de suite rassuré ses employés.  

Avant cette confirmation, David Bellemare se rassurait des mesures de sécurité qu’il avait mises en place depuis le début de la crise.   

«On désinfecte la machine chaque fois que quelqu’un la prend, c’est automatique», explique le propriétaire en brandissant le paquet de lingettes à côté du terminal.   

L’employée se rappelait avoir systématiquement respecté la procédure de désinfection.   

Reste que cette histoire a été traumatisante pour les employés qui se sont d’ailleurs mis en confinement préventif.  

«Il a fait peur aux employés et c’est pour ça qu’il y a trois employés qui ont démissionné temporairement, le temps de la crise», ajoute David Bellemare.  

Crainte  

L’homme d’affaires comprend parfaitement les craintes de ses employés, qui travaillent d’ailleurs sur une base volontaire. «Personne n’est obligé de travailler», dit-il.  

Reste que le restaurateur s’est inquiété des répercussions de ces images sur la confiance de la population.  

«Les gens sont super respectueux, c’était un cas isolé», se rassure M. Bellemare.  

Cette mauvaise expérience lui a fait réaliser l’importance des mesures sanitaires.   

«La priorité pour nous, c’est que tous les employés restent en santé. Si nous on se protège au maximum, on protège les clients au maximum», indique-t-il.

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