/news/coronavirus

Les agents de sécurité veulent qu'on reconnaissent leur travail

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Les employés des agences privées de sécurité, notamment en poste dans les établissements de santé, réclament à leur tour une prime de risque pour leur travail effectué en pleine crise du coronavirus

«Nous, on est en première ligne et je crois que c'est très important. Lorsque les gens arrivent, c'est nous qui les accueillons. C'est nous les premiers sous le chapiteau de la COVID-19 quand vous venez vous faire tester. C'est nous qui allons vous faire laver les mains. C'est nous qui allons vous donner de main à main le masque et c'est nous qui allons vous escorter si vous êtes malade. Je pense qu'on est aussi en danger que tous les gens qui travaillent dans le milieu de la santé», a exposé Stéphane Cormier, un agent de sécurité qui partage ses quarts de travail entre la clinique de dépistage de Victoriaville et dans des CHLSD du Centre-du-Québec.

Un agent de sécurité gagne un peu plus de 18 $ de l'heure. Québec a déjà accordé une majoration salariale temporaire se situant entre 4 % et 8 % aux employés de la santé les plus à risque. Cette majoration est même de 4 $ l'heure pour les préposés aux bénéficiaires dans le secteur privé.

Les 15 000 agents de sécurité de la province sont représentés par le Syndicat des métallos. Des démarches ont été faites auprès de l'association des agences de sécurité, mais sans succès.

«Si on devait enlever les agents demain et que les gens peuvent se promener sur les étages, ça serait encore davantage le chaos. Comme première ligne, on pense qu'ils méritent la même chose», a martelé Dominic Lemieux, directeur québécois du Syndicat des Métallos.

Dans la même catégorie