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Les Québécois confinés ne boivent pas plus d’alcool

Agence QMI

Les Québécois ne consomment pas plus d’alcool en raison du confinement dû à la pandémie de COVID-19 à en croire un sondage mené pour le compte d’Éduc’alcool.

Selon le coup de sonde mené par la firme CROP, une grande majorité de Québécois n’a pas augmenté sa consommation d’alcool (69%) ou l’a même réduit (14%) au cours du dernier mois.

À l’opposé, seulement 15% des personnes sondées ont dit avoir accru la quantité d'alcool consommée par occasion et près de 4% ont répondu qu’ils boivent plus fréquemment.

« Bien que les premières données venues d'Europe, d'Australie et des États-Unis laissaient présager - voire craindre - que le confinement conduirait à une augmentation spectaculaire de la consommation d'alcool, les Québécois se montrent généralement sages, prudents et disciplinés, même s'ils ne renoncent pas à prendre un verre pour le plaisir », souligne le directeur général d'Éduc'alcool, Hubert Sacy, par voie de communiqué, mardi.

Éduc'alcool dit avoir profité d’une campagne d'incitation à la modération lancée dès les premiers jours de la pandémie pour brosser un portrait de la consommation d'alcool dans un Québec en confinement.

Les Québécois qui boivent moins l’expliquent, entre autres, par le fait qu’ils sont des buveurs sociaux et que les bars et autres établissements servant de l’alcool sont présentement fermés, affirme Éduc'alcool. Aussi, certains évoquent la crainte de faire leurs achats dans les magasins ou encore qu'ils tentent de réduire leurs dépenses.

À l’opposé, ceux qui ont augmenté leur consommation d'alcool mentionnent entre autres qu'ils ont plus de temps pour boire, qu'ils s'ennuient et que cela leur permet de réduire leurs niveaux de stress et d’anxiété.

En se fiant aux résultats du sondage, ce sont surtout les jeunes de moins de 35 ans les plus fortunés, et ceux qui sont plus affectés psychologiquement par la situation qui auraient augmenté leur consommation.

«Toutefois, l'augmentation ou la diminution de la consommation, en soi, ne sont pas suffisantes pour avoir le portrait complet de la situation, car si une personne qui prenait deux verres par semaine en prend désormais quatre ou cinq, cela ne poserait pas vraiment de problème. Tandis que quelqu'un qui dépassait déjà les limites recommandées demeure un consommateur excessif, même s'il n'a pas augmenté sa consommation», explique Hubert Sacy.