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«Pas le moment» d’annuler la session au cégep, selon la FECQ

TVA Nouvelles

Même si les portes des cégeps sont fermées depuis le 13 mars — et au moins jusqu’au 4 mai — la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ne croit pas que l’annulation de la session soit la meilleure option. 

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La FECQ suggère plutôt que les étudiants atteignent un certain niveau de compétence et réussissent leur session sans obtenir une note précise. «La cote R ne serait pas équitable», affirme Philippe Clément, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, en entrevue au Québec Matin. 

Les 80 000 étudiants du réseau collégial doivent eux aussi composer avec les conséquences de la pandémie. Certaines personnes aux études ont attrapé la COVID-19, d’autres doivent prêter main-forte à leur famille, sans oublier les étudiants-parents, rappelle-t-il, ce qui compromet leur réussite. De plus, l’accès à internet diffère grandement à l’échelle de la province, malgré les cours en ligne mis en place par plusieurs établissements.

L’interdiction de l'accès physique aux 48 cégeps est un souci supplémentaire pour les étudiants qui y ont laissé du matériel. «Imaginez finir une session dont il manque la moitié sans vos notes de cours et vos manuels. C’est vraiment un casse-tête», dit le président de la FECQ.

Cependant, l’annulation pure et simple de la session n’est pas une option envisageable pour l’instant, insiste Philippe Clément.

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge propose pour sa part trois scénarios : une réussite normale (avec cote R), une réussite sans note, ou une mention «incomplet» (et non «échec») pour les étudiants qui abandonnent leur session. Une approche «à géométrie variable et qui fait peur», selon la FECQ.

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