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Plus de 10 000 morts de la COVID-19 en France

Agence France-Presse

La barre des 10 000 décès dus au coronavirus a été franchie mardi soir en France qui n'a pas atteint le pic de l'épidémie selon les autorités sanitaires et qui entre dans sa quatrième semaine d'un confinement amené à durer voire à être durci par endroits.

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Il s'agit d'un bond de 1417 décès par rapport au bilan de lundi: +597 dans les hôpitaux et +820 dans les maisons de retraite. 

Au total, deux tiers des décès comptabilisés (7091) sont survenus en milieu hospitalier l'autre tiers dans les maisons de retraite (3237), soit 10 328 morts.

Seule bonne nouvelle au niveau des chiffres, mardi, l'augmentation nette du nombre de patients en réanimation continue de ralentir, avec un solde de +59 (contre +94 lundi et +140 dimanche).

Cet indicateur qui prend en compte les entrées et les sorties en réanimation est très suivi par les professionnels, car il mesure la pression sur le système de santé.

Le pic n'est toutefois pas atteint, selon M. Salomon qui rappelle qu'il y a «un peu plus de malades en milieu hospitalier, un peu plus de malades à prendre en charge en réanimation». 

«Nous avons atteint un niveau jamais atteint en France, nous ne sommes qu'à la phase ascendante même si elle ralentit un peu», a-t-il averti.

Jogging interdit en journée à Paris

Pas question donc de relâcher les efforts qui ont été faits pour lutter contre la propagation du Covid-19. 

L'arrivée du printemps et de températures douces a provoqué un relâchement par endroits comme l'ont montré de nombreuses images de promeneurs dans divers endroits du pays. 

«L'heure du confinement va durer», a martelé le premier ministre Édouard Philippe devant les députés, mardi.

La période de confinement en France, prolongée déjà une fois, est prévue pour s'achever le 15 avril. Mais une nouvelle extension semble probable.

Plusieurs municipalités ont déjà durci leurs mesures: à Paris, l'activité sportive en extérieur sera désormais interdite entre 10h et 19h, à Nice (Sud-Est) le port du masque sera bientôt obligatoire, ce qui est déjà le cas à Sceaux en banlieue parisienne. 

Et à Marcq-en-Baroeul (Nord) il est désormais défendu de cracher sur la voie publique ou d'éternuer sans se couvrir le visage sous peine de payer une amende de 68 euros. 

La France va par ailleurs renforcer ses mesures aux frontières puisqu'il faudra désormais être muni d'une attestation sur l'honneur pour entrer sur le territoire. 

Les ressortissants étrangers devront remplir un critère comme celui d'avoir sa résidence principale en France, être en transit pour rejoindre sa famille ou être professionnel de santé aux fins de lutter contre le Covid-19 par exemple. 

En attendant un vaccin éventuel, un essai clinique consistant à transfuser du plasma sanguin de personnes guéries vers des «patients en phase aiguë de la maladie» doit démarrer mardi.

Le plasma de convalescents, partie liquide du sang qui concentre les anticorps après une maladie, s'est déjà avéré efficace, dans des études à petite échelle, contre d'autres maladies infectieuses comme Ebola ou SRAS.

La France poursuit ses efforts pour s'approvisionner en masques, un bien désormais convoité par l'ensemble de la planète, et ses commandes auprès de fabricants en Chine atteignent désormais près de deux milliards d'exemplaires, a assuré samedi M. Véran. Ils seront tous là d'ici à fin juin, a-t-il promis.