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«Faites-le pour moi, parce que je veux pas mourir»

TVA Nouvelles

Les Québécois sont maintenant bien au courant que rester chez soi, en cette période de pandémie de la COVID-19, contribue à sauver des vies. Mais l’exemple du petit Liam Dubois a de quoi les sensibiliser encore plus.

Après voir subi une greffe du cœur en juillet 2018, le garçon, qui a maintenant 10 ans, se porte très bien aujourd'hui, même s'il doit constamment être prudent et pas seulement dans le contexte actuel. L'isolement fait partie de sa vie et celle de sa mère, Kim Morris.

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«Nous, on vit avec un risque qui est constant, explique-t-elle. Liam, qui est transplanté cardiaque, est immunosupprimé. Son système immunitaire est endormi, en quelque sorte. Donc, il n’est pas en mesure de combattre les virus et les microbes de façon normale.»

Depuis l'apparition du coronavirus au Québec, Liam demeure chez lui avec sa mère, qui fait du télétravail. Il demande à tous ceux qui le peuvent d'en faire autant, parce que c'est une question de survie.

«Si vous voulez pas rester chez vous, juste, faites-le pour moi, affirme le garçon. Parce que je ne veux pas mourir.»

Il suit ses cours à la maison, comme il était habitué de le faire à l'hôpital, pour passer avec succès sa quatrième année. Cela ne l'empêche pas de sortir à l'extérieur de temps en temps avec sa mère en respectant de strictes consignes de sécurité.

«On essaie d'éviter les heures de grande affluence, souligne sa mère. Bien entendu, on n'habite pas non plus à Montréal.»

Qui plus est, la famille compte sur des voisins exceptionnels.

«Il y a une dame que je n'avais jamais rencontrée qui a eu la gentillesse, non seulement de faire mon épicerie, mais de la livrer au pied de ma porte avec, comme cadeau, une belle plante avec des belles fleurs», raconte Mme Morris.

Enfin, Liam et sa mère lancent ce message à ceux et celles qui hésitent encore à respecter les consignes de la Santé publique.

«Des gens fragiles, il en existe de toutes les sortes, rappelle Mme Morris. Il y a des gens plus âgés, mais il y a des gens aussi qui sont excessivement jeunes et qui ont la vie devant eux.»

Voyez le reportage d’Harold Gagné dans la vidéo ci-dessus.

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