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Le deuil encore plus cruel en temps de pandémie

TVA Nouvelles

Perdre un proche est toujours une épreuve, mais devoir dire adieu à la personne que l’on aime en temps de pandémie risque de se faire encore plus cruel. 

«Le deuil en ce moment est synonyme de solitude et d’isolement en raison des mesures de confinement et de distanciation. Ce n’est pas notre façon de faire au Québec. On se réunit, on se fait des accolades afin de partager notre souffrance. Là, on ne peut pas», explique le psychologue Paul Langevin. 

Ce dernier nous rappelle que le Québec est d’ailleurs en deuil depuis le 15 mars. «Nous sommes en deuil d’êtres chers, mais aussi de notre vie normale. On a à vivre des étapes du deuil peu importe la forme qu’il prend. Ces étapes-là, on ne peut pas les éviter ni les reporter.» 

Les Québécois qui perdront des proches emportés le coronavirus, d’autres maladies et des morts violentes seront confrontés comme tout endeuillé à quatre étapes. «Il y a le choc de la nouvelle même si on s’y attend, le déni, la désorganisation, car on perd nos repères, puis la réorganisation où on a besoin de soutien», détaille Paul Langevin.  

Le deuil est un long processus. «Le deuil normal dure deux ans. Avec la pandémie, puisque l’on ne peut pas tenir de rites funéraires en personne, ça risque de prolonger la peine et le temps que l’on mettra à se réorganiser. Ça va être très difficile», souligne le psychologue. 

*** Voyez dans la vidéo ci-haut tous les conseils du psychologue Paul Langevin afin de cheminer dans l’épreuve.