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Des contrats conclus pour l’achat de 2,6 M$ de blouses et masques

Alexandre Robillard

Close up of protection respirator for N95 Filter face mask

Photo Adobe Stock

Le réseau de la santé a conclu cinq transactions totalisant 2,6 millions $ pour l’achat de masques et blouses jetables, mais il est impossible de savoir si ces achats règlent la pénurie provoquée par la pandémie de COVID-19.  

Ces contrats pour des équipements de protection individuelle (EPI) ont été conclus le 31 mars sans appel d’offres par un groupe d’approvisionnement. Ils sont destinés à plusieurs établissements situés dans Lanaudière, les Laurentides, l’Outaouais, l’Abitibi-Témiscamingue et la Montérégie.  

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) n’a pas voulu donner de détails quant aux quantités de matériel et aux dates de livraison.  

Un avis qui a précédé la publication des transactions indique toutefois que «les produits doivent être disponibles pour le 1er mai 2020».  

Le MSSS a également refusé de dire combien de jours d’autonomie ces stocks ajoutent aux réserves dont dispose actuellement le personnel du réseau de la santé dans la cadre de la pandémie actuelle.  

«Pour des raisons de sécurité, le MSSS ne commente pas les stratégies d’approvisionnement d’EPI», a répondu le porte-parole Nicolas Vigneault.  

Suivi des stocks  

Depuis une dizaine de jours, le premier ministre François Legault fait le point régulièrement sur les réserves d’équipements de protection pour les travailleurs du réseau de la santé.  

Son plus récent bilan, lundi, indiquait que le réseau de la santé disposait de réserves de masques N95 pour 13 jours d’utilisation. Pour les masques chirurgicaux, les stocks pouvaient durer 10 jours. Les réserves de blouses étaient les plus faibles avec des approvisionnements pour seulement six jours.  

Prolongations  

Les cinq transactions constituent toutes des prolongations de contrats qui avaient déjà été conclus avec ces fournisseurs du réseau de la santé.  

«La déclaration d’urgence sanitaire permet aux établissements du réseau de poursuivre leurs approvisionnements en vertu des contrats actuels plutôt que de passer par le processus d’appel d’offres habituel», a indiqué M. Vigneault.  

Ces prolongations d’une durée d’un an, jusqu’au 30 avril 2021, n’étaient pas prévues aux contrats initiaux, selon les documents rendus publics.  

«Considérant la crise du COVID-19 et les produits visés par ce contrat (équipement de protection individuelle), il est impossible de faire un appel d'offres pour le moment», peut-on y lire. 

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