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Les paysagistes crient à l’injustice

TVA Nouvelles

Dans l’industrie du déneigement et de l’aménagement paysager, pour qui avril est un mois charnière, on s’inquiète de l’arrêt de travail qui s’étire.

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Alain Winner, du Regroupement des déneigeurs et paysagistes du Québec, dit avoir appelé à une dizaine postes de police pour savoir si les paysagistes pouvaient continuer à travailler et avoir reçu des réponses discordantes.

Là où le bât blesse, c’est que les services municipaux qui effectuent le même genre de travail, peuvent continuer leurs activités, même pendant la «pause» décrétée par le gouvernement jusqu’au 4 mai. «La ville peut nettoyer ses rues, ses parterres et dans les parcs. C’est les mêmes gars que nous autres!», s’insurge le porte-parole dans une entrevue au Québec Matin avec Jean-François Guérin.

M. Winner assure qu’ils sont nombreux dans l’industrie à vouloir respecter les règles de distanciation sociale pour pouvoir reprendre le travail. Les employés pourraient travailler un seul par camion «pour faire le minimum» et la plupart porte des masques de toute façon quand vient le temps de faire le nettoyage des pierres, donne-t-il en exemple. 

Pas essentiel, mais...

Le calendrier de l’aménagement paysager suit le rythme de saisons, pandémie ou non. «Non, faire le nettoyage du gazon c’est pas essentiel», admet M. Winner. «Mais on a une durée de temps pour le faire. Si on ôte pas la roche sur votre gazon à temps, le gazon pousse et c’est plus enlevable.»

Les entrepreneurs ont aussi une fenêtre de temps limitée pour récupérer leurs balises de déneigement avant que les clients ne s’en débarrassent, ce qui cause une perte financière chez plusieurs. 

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