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Sans aide de l’État, plusieurs détaillants vont périr

Jean-Michel Genois Gagnon | Le Journal de Montréal

Joël Lemay / Agence QMI

Le Fonds de placement immobilier Cominar estime que le gouvernement devra aider financièrement l’industrie du commerce de détail afin de limiter le nombre de faillites.   

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«La vie est remplie de défis et là, nous en avons un», lance le président et chef de la direction, Sylvain Cossette.    

Au cours des derniers jours, le plus important gestionnaire immobilier du Québec, qui a fermé temporairement la majorité de ses propriétés commerciales à travers la province, a dressé une liste des détaillants plus à risque dans ses centres commerciaux.    

Sans fournir de pourcentage précis et de noms, ce sont moins de 10 % des locataires chez Cominar qui pourraient ne pas traverser cette crise.   

Pour aider, la direction précise être «très proche» de ses détaillants depuis le début de la pandémie afin de suivre leur santé financière.     

Questionné à savoir si des baux ont été repoussés ou réduit afin de permettre aux enseignes de mieux respirer, Cominar répond que chaque dossier a été analysé «au cas par cas».   

Malgré une baisse de revenus, le président et chef de la direction demeure toutefois optimiste que son industrie se relèvera de cette période sombre. L’aide du gouvernement sera toutefois nécessaire, concède-t-il.    

Investissement Québec et les banques auront aussi un rôle à jouer. Tout comme les consommateurs pour protéger les propriétés québécoises avec l’achat local.   

Avantagés   

M. Cossette ajoute avoir la chance, d’une certaine façon, de vivre la pandémie en décalage par rapport à l’Europe et à l’Asie.   

«L’Asie a maintenant ouvert certains commerces. On suit ce qui se passe. Cela va être un apprentissage pour nous», affirme le patron, ne cachant pas que le monde du commerce de détail subira plusieurs changements après la COVID-19.    

«Cette semaine, certaines de nos discussions ont justement été au sujet de la relance, notamment sur comment on fait pour mettre en œuvre la distanciation sociale dans nos établissements», conclut-il, estimant que le Fonds est «très bien outillé» pour s’adapter aux nouvelles réalités.