/news/coronavirus

CHSLD Herron: Colère pour la fille d’un défunt

Béatrice Roy-Brunet | 24 Heures

GEN-COVID-CHSLD-HERRON

BÉATRICE ROY-BRUNET/24 HEURES/AGENCE QMI

Une femme est extrêmement en colère de la façon dont son père a été traité au CHSLD Herron avant de décéder.

Le père de Keira Whitehead, atteint de la maladie de Parkinson, a perdu la vie vendredi dernier.

• À lire aussi: CHSLD Herron: La propriétaire blâme le CIUSSS pour la catastrophe

• À lire aussi: Le bureau du coroner enquêtera aussi sur le CHSLD Herron

• À lire aussi: L’identité judiciaire déployée au CHSLD Herron

Cette dernière n’avait reçu aucun appel concernant son père depuis le début du confinement. «Je pense que, quand ç’a commencé, ils ne voulaient pas que les gens voient ce qui se passait», a-t-elle avancé devant les portes du CHSLD privé de Dorval, dimanche matin.

Une enquête criminelle a été mise en branle par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) alors que 31 résidents sur environ 150 sont décédés depuis le 13 mars, dont au moins cinq qui étaient atteints de la COVID-19. Le bureau du coroner et la santé publique enquêtent aussi sur ce qui s’est produit dans cet établissement.

Détérioration

Même avant le début de la pandémie, Mme Whitehead trouvait que les conditions dans lesquelles vivait son père se détérioraient. Elle devait effectuer certaines tâches normalement effectuées par le personnel.

Son père semblait déshydraté à chacune de ses visites. «Une fois, j’ai regardé son pichet d’eau et il était sale. J’ai dû le laver et le remplir. Je faisais ce que les employés devaient faire», a-t-elle relaté.

Selon elle, la chambre était souvent désordonnée et son père avait été laissé dans son lit l’an dernier.

«Vous payez des gens pour travailler. Je ne devrais pas avoir à venir voir mon père pour surveiller ce qui est fait. Sinon, je devrais quitter mon travail», a-t-elle soutenu.

Deux appels en une journée

Une autre femme est passée au CHSLD dimanche pour tenter de dire bonjour à sa mère par la fenêtre à l’occasion de Pâques. Sans nouvelles depuis un mois, celle-ci critique avec émotion l’établissement pour le peu de détails transmis aux familles.

Elle a finalement eu des nouvelles dans la journée de samedi. Elle a reçu deux appels dans la même journée.