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La Ville de Montréal vise un plan de relance pour mai

GEN-COVID-19

Joël Lemay / Agence QMI

L’administration Plante planche sur un plan de relance pour mousser les activités économiques de la métropole, une fois la crise du COVID-19 dans le rétroviseur.

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Ce plan pourrait être présenté en mai et s’étendra «sur un horizon de 12 à 18 mois», a indiqué mardi la mairesse de Montréal, Valérie Plante, sans dévoiler de détails concrets.

Elle a évoqué des «projets shovel ready» (prêts à démarrer), dans plusieurs secteurs qui lui sont chers. «Je ne vous cacherai pas que tout ce qui touche l’habitation, le transport collectif, nos grandes infrastructures vertes qui peuvent rendre le territoire plus résilient sont des projets très porteurs», a-t-elle dit.

Selon Michel Leblanc, qui préside la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), un plan de relance municipal devrait viser la reprise des activités commerciales sur les artères, et aussi encourager les industries touristiques et culturelles. Par exemple, en misant sur le «tourisme local», afin d’inciter les Québécois à visiter Montréal durant leurs vacances.

Immobilier

En outre, «on s’attend que la mairesse et son équipe lancent des messages très positifs aux grands promoteurs immobiliers et investisseurs pour que les grands projets à Montréal repartent», suggère M. Leblanc.

Le projet de règlement sur le logement social, surnommé «20/20/20», devrait être mis sur la glace, à son avis. «On pense que dans les prochains mois, il vaudrait mieux surseoir et donner le temps à l’économie de repartir», a souligné M. Leblanc.

La relance passera aussi par des projets d’infrastructures et de voirie, d’après la CCMM, qui plaide pour l’agrandissement du Palais des congrès de Montréal, même si le dernier budget provincial ne prévoyait pas d’argent à cet effet.

Finances de la Ville

La pandémie aura un impact sur les finances de la Ville, a confirmé la mairesse, qui ne souhaite pas réduire les services aux citoyens. «C’est majeur les pertes qu’on va avoir», a-t-elle dit, réclamant un appui financier des gouvernements supérieurs pour la métropole, «locomotive économique du Québec».

«N'oublions pas que les Villes ne peuvent pas faire de déficit et que ce n'est pas le temps de diminuer nos investissements. Présentement ce sont surtout nos revenus autonomes qui sont affectés et qui diminuent avec la fermeture des musées et des centres sportifs par exemple», a précisé Geneviève Jutras, attachée de presse de Mme Plante.

Selon le maire de Vancouver, Kennedy Stewart, sa ville risque la faillite puisque des propriétaires ne seraient pas en mesure de payer les taxes foncières. «Nous ne voyons pas de risque de faillite, mais bien entendu la crise amène des défis financiers importants», a commenté Mme Jutras.

Lorsque la Ville de Montréal a présenté son budget record de 6,1 milliards $ en décembre dernier, le gouvernement canadien parlait d’une croissance économique de 1,6 % en 2020. Le Fonds monétaire international (FMI) prédit désormais une décroissance de 6,2 % au Canada.

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