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Retour à l’école : les directions se préparent pour le 4 mai

Le premier ministre François Legault avait évoqué la semaine passée une réouverture des écoles possiblement avant le 4 mai, avec l’accord de la Santé publique, une déclaration qui a fait bondir bien des parents qui jugeaient qu’il était trop tôt.   

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Pourtant, la date d’un retour le 4 mai est toujours bel et bien envisagé, et le personnel des directions d’écoles travaille à la mise en place de divers scénarios pour un retour bientôt.   

«C’est toujours la première date qu’on a : c’est le 4 mai, c’est rapproché, mais on travaille pour le 4 mai», assure Carl Ouellet, président de l'Association québécoise du personnel de direction des écoles.  

«Quand la Santé publique va donner le OK, c’est certain qu’on sera prêt», assure-t-il en entrevue au Québec Matin sur les ondes de LCN.   

D’autres scénarios de prolongation sont aussi envisagés, tels qu’un retour le 15 mai, le 1er juin, et même un report de l’année scolaire au complet, mais rien n’est fixé encore.   

Des rencontres ont eu lieu chaque jour depuis la semaine dernière avec le ministère de l’Éducation, une liste de priorités a été établie et des comités sont mis en place pour planifier le retour.  

«Ça va être assez intense comme travail, mais on va être prêt».  

Distanciation sociale : un défi  

Évidemment, la distanciation sociale sera l’un des défis pour la réorganisation.   

«Est-ce qu’on fera venir la moitié du groupe, faire des demi-journées d’écoles? Il y a plein de scénarios envisagés», détaille Carl Ouellet.  

Le défi risque d’être plus grand pour les polyvalentes et écoles secondaires où se retrouvent 1000, 2000 et parfois même 3000 étudiants.   

«Oui dans la formation des groupes ça va bien, mais dans les grands espaces, la cafétéria, les casiers, ça devient difficile pour nous», note le président de l'Association québécoise du personnel de direction des écoles.  

Est-ce que ça vaut la peine d’ouvrir les écoles pour un mois?  

«Oui ça vaut la peine. Même si le ministère a mis en place des trousses pédagogiques, que Télé-Québec offre des émissions éducatives, malheureusement, il y a des élèves qui n’ont rien à la maison, pas d’informatique, pas d’ordinateurs. Ce sont les élèves les plus vulnérables. Pour ces élèves, ça peut être gagnant», conclut M. Ouellet. 

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