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COVID-19 : Une médecin qui a combattu l’Ebola n’aurait pas les compétences pour prêter conseil

TVA Nouvelles

Joanne Liu, médecin spécialiste et connue pour avoir prêté main-forte en Afrique de l’Ouest lors de l’éclosion de l’Ebola, a récemment offert son soutien et son expertise médicale et épidémiologique acquise sur le terrain afin d’endiguer l’épidémie de la COVID-19 au Québec.      

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Contre toute attente, les offres de l'ancienne présidente de Médecins sans frontières auraient été déclinées puisqu’elle ne posséderait pas «les compétences nécessaires».      

«Il y a quelques personnes qui m’ont dit que je n’avais pas les compétences pour répondre à des épidémies dans un milieu comme le Québec et c’est vrai que j’ai surtout répondu à des épidémies surtout dans les pays en voie de développement ou dans les pays de guerre», a-t-elle expliqué à Paul Larocque sur les ondes de LCN.      

«L’offre tient toujours», a-t-elle ajouté, n’étant pas en mesure d’expliquer la raison pour laquelle son expertise a été rejetée du revers de la main.       

La ministre de la Santé, Danielle McCann, a indiqué sur Twitter en début de soirée vendredi que son cabinet allait contacter la médecin.   

  

  

«Nous avons besoin de la contribution de tous pour prendre soin de nos aînés en CHSLD. Mon cabinet va s’assurer que Dre Liu soit appelée rapidement afin de contribuer à cet effort collectif!»   

«L’humain n’est pas fait pour mourir seul»      

Appelée à commenter les similitudes entre la présente crise de la maladie à coronavirus et l’Ebola, Dre Liu explique qu’il est difficile de se préparer à quelque chose qu’on ne connait pas et «qu’il est effarant de voir à quel point ça affecte tout le monde d’un point de vue social, économique et humain.»      

Joanne Liu se dit très affectée par les patients qui terminent leurs jours seuls.      

«Voir des patients mourir seuls, ça me tue moralement. L’humain n’est pas fait pour mourir seul, il est fait pour mourir avec des gens qu’il aime. Ce sont des moments extrêmements difficiles de ne pas pouvoir accompagner des gens qu’on aime et de ne pas pouvoir vivre notre deuil», déplore Dre Liu, en rappelant que cet élément l’a particulièrement marquée en Afrique de l’Ouest.