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Le député Monsef Derraji au front au CHSLD Herron

Vincent Larin

Periode des questions

Simon Clark/Agence QMI

Un autre élu libéral s’ajoute au détachement du parti qui ira prêter main-forte en première ligne : le député de Nelligan Monsef Derraji a été affecté dans l’un des pires foyers d’éclosion de la province, le CHSLD Herron à Dorval.

C’est à sa demande qu’il a été affecté par le CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal après avoir été «ébranlé» par la situation dans cette résidence.

Pas moins de 31 personnes âgées y sont décédées depuis le 13 mars, dont au moins cinq à cause de la COVID-19. Le CHSLD a été classé «zone rouge» en raison du potentiel de transmission sur les lieux.

Des mesures de sécurité doivent donc y être prises avant d’entrer en contact avec les patients, explique Monsef Derraji, en entrevue. Il doit recevoir dès samedi une formation pour le préparer et se dit prêt à tout faire pour aider.

«Je n’ai aucun problème à laver les planchers jusqu’à donner à manger aux personnes sur les étages. Je me mets à la disposition pour répondre aux besoins», martèle-t-il.

Sa formation le prédispose à ce travail, lui qui a formé le personnel de différents CHSLD du secteur de Saint-Jean-sur-Richelieu sur l’utilisation de l’insuline en milieu hospitalier pour le compte d’une compagnie pharmaceutique de 2006 à 2015.

Il a d'ailleurs laissé ce travail en 2015 pour entamer un doctorat en santé publique avec une spécialisation dans l’organisation des soins, notamment en lien avec les maladies chroniques, une expérience qu’il pourra maintenant mettre à profit.

Même s’il est conscient des risques qu’il encourt, Monsef Derraji affirme qu’il est beaucoup plus difficile de rester chez soi les bras croisés.

«Si on l’attrape, on l’attrape et on doit vivre avec, mais on doit se protéger et protéger aussi la famille. J’ai les enfants et ma belle-mère avec moi à la maison. [...] Pour moi, c’est mon devoir de me rendre sur le terrain et de contribuer», dit-il.

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