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Trudeau rend hommages aux victimes de la fusillade et à leurs proches

Émilie Bergeron | Agence QMI

Le premier ministre Justin Trudeau a dédié ses allocutions de lundi à la mémoire des victimes de la fusillade qui a fait au moins 18 morts en Nouvelle-Écosse, ce weekend.

«Une telle tragédie n’aurait jamais dû se produire. La violence n’a jamais sa place dans notre pays», a-t-il déclaré lundi durant son point de presse quotidien devant sa résidence de Rideau Cottage.

Il a du même souffle invité les médias à éviter de mentionner par son nom le tueur, qui a également perdu la vie, et à s’abstenir de diffuser des photos de lui.

«Ne lui faisons pas ce cadeau», a-t-il lancé.   

  

  

Le chef libéral a par ailleurs soutenu que son gouvernement déposera son projet de loi pour interdire les armes d’assaut de type militaire dès que la crise de la COVID-19 sera terminée.

Le premier ministre a aussi prononcé un discours en Chambre pour souligner la tragédie, après que les élus rassemblés eurent observé une minute de silence.

«Tout ceci se produit à un moment où les Canadiens d’un océan à l’autre font des sacrifices pour se garder en sécurité les uns et les autres» ,a-t-il souligné en mentionnant que le drame s’ajoutait à la crise de la COVID-19.

Il a reconnu que plusieurs ont pu être envahis par le découragement face à la succession de tragédies.

«Il y a trois ans, nous avons pleuré la perte de six innocents qui ont été assassinés alors qu’ils priaient à [la mosquée de Québec]. Nous n’avons pas laissé ce geste de haine empêcher la poursuite commune de cet avenir meilleur», a-t-il dit.

Les chefs de tous les partis ont renchéri, tour à tour, en présentant leurs condoléances aux proches des victimes de la tuerie.

Les travaux aux communes ont repris lundi étant donné que les conservateurs ont refusé d’accepter l’offre du gouvernement de ne tenir qu’une séance hebdomadaire en personne.

Un groupe restreint de 37 députés est donc réuni dans l’enceinte de la Chambre. Une motion pourrait toutefois imposer l’entente survenue entre libéraux, bloquistes et néo-démocrates pour limiter le nombre de séances en personne à une par semaine.

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