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L’intelligence artificielle pour mesurer le risque

TVA Nouvelles

Sommité en matière d’intelligence artificielle au Québec, le directeur scientifique de Mila Yoshua Bengio planche sur une application qui pourrait être utilisée pour mesurer le risque en temps de pandémie.   

Concrètement, le concept du directeur scientifique de l’Institut québécois d’intelligence artificielle propose d’avoir recours à la géolocalisation afin d’alerter les personnes qui pourraient être à risque de contamination.   

«Les téléphones mobiles peuvent nous permettre d’échanger de l’information entre les gens qui se rencontrent de façon à envoyer des signaux aux personnes qui ont rencontré des personnes qui finalement ont eu des symptômes ou qui ont testés positifs à la COVID-19», détaille M. Bengio.   

Une telle initiative pourrait «réduire grandement la propagation du virus», selon lui puisque ça inciterait les gens à s’isoler un peu plus.    

«Sans compromettre la vie privée des personnes, [les données] pourraient permettre à la santé publique de mieux comprendre la maladie et à évaluer différents scénarios de déconfinement», estime-t-il.   

Yoshua Bengio est catégorique, la protection de la vie privée est la question centrale de tout projet du genre.   

«Il y a des pays autoritaires, comme la Chine, où on a imposé des applications comme ça, mais c’est quelque chose qui va vraiment à l’encontre de nos valeurs», précise-t-il.    

Pour protéger les usagers et garder leur confiance, M. Bengio explique qu’il y existe des techniques de cryptographie pour préserver l’anonymat tout en envoyant de l’information d’un téléphone à un autre.   

«C’est très très important parce qu’il faut que les gens aient confiance. Parce que s’il n’y a pas assez de gens qui embarquent là-dedans, l’efficacité du système sera un peu comme l’efficacité d’un vaccin s’il y a juste 10 ou 20% de la population qui est vaccinés», illustre l’expert.   

À quand un éventuel déploiement de la technologie? Bien plus vite qu’on pourrait l’imaginer. Selon Yoshua Bengio, il ne manquerait que l’aval des gouvernements puisque la partie nécessaire pour installer l’application sur les téléphones est déjà à point. 

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