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Un appel à la prudence sur l'immunité collective

TVA Nouvelles

En raison des comportements particuliers de la COVID-19, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a voulu faire un appel à la prudence samedi matin, selon la professeure en biochimie de l’Université de Montréal Nathalie Grandvaux.

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À son avis, l’OMS a voulu dans sa sortie publique rappeler les pays à être prudent avant d’assurer l’immunisation d’un patient préalablement testé positif.

«Le fait de détecter les anticorps ne dicte pas en fait que les gens sont protégés d’une seconde infection. Il faut faire la différence entre mesurer si quelqu’un a été infecté et mesurer si quelqu’un est protégé pour une deuxième infection.»

L’immunité collective sur laquelle mise entre autres la santé publique du Québec est en quelque sorte un pari que prend Québec puisque scientifiquement parlant, rien n’est encore confirmé.

«Ce n’est pas encore démontré clairement, mais on se base sur tout ce qu’on connaît des autres infections virales et la chance que les gens qui développent des anticorps soient immunisés est quand même très forte», explique Dre Grandvaux.

Selon l’experte, il faudra encore quelques tests avant de pouvoir confirmer une telle immunité de groupe.

La particularité du coronavirus fait en sorte qu’il est difficile d’émettre des certitudes, malgré les connaissances dont disposent les autorités compétentes.

«C’est un virus très particulier qui a des comportements totalement différents de ce qu’on connaît jusqu’à maintenant et c’est ça qui fait en sorte qu’on n’est pas capable d’agir aussi bien que si c’était une nouvelle souche de grippe par exemple», relate Nathalie Grandvaux.

Il faut ainsi être prudent dans ses interprétations, conclut la scientifique.

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