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Les chantiers, les manufacturiers et les magasins en premier lieu

Jean-Michel Genois Gagnon | Journal de Québec

Le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon doit présenter aujourd’hui son plan de redémarrage de l’économie québécoise.

Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

Le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon doit présenter aujourd’hui son plan de redémarrage de l’économie québécoise.

Les chantiers de construction, les entreprises manufacturières et les magasins avec un accès à l’extérieur d’un immeuble devraient être les premiers secteurs d’affaires à obtenir le feu vert du gouvernement, aujourd’hui, en prévision de la relance des activités au mois de mai.   

Selon nos informations, les commerces dans la Communauté métropolitaine de Montréal, où l’on retrouve la majorité des cas de COVID-19, devront toutefois devoir patienter. Ils ouvriront dans une autre phase.    

Au cours des derniers jours, le ministère de l’Économie a déposé son plan de relance en « six phases » à la Direction de la santé publique. Cette dernière devait remettre, hier, certaines recommandations. La dernière mouture du gouvernement ne tenait pas compte des compagnies déjà ouvertes.    

Le redémarrage de l’économie devrait s’échelonner « sur deux mois », soit jusqu’au début du mois de juillet. Le gouvernement caquiste s’est quelque peu inspiré du plan de match de la Saskatchewan, qui prévoit cinq phases, pour pondre son plan de relance des activités.    

Les restrictions au Québec seront levées par étapes, en tenant compte du risque de transmission. La CNESST devra élaborer un guide sur les bonnes pratiques à adopter pour chaque industrie.    

« Il n’y aura pas d’ouverture tant que le guide ne sera pas disponible », confirme une source. Entre chaque phase, le gouvernement évaluera l’impact sur la pandémie. L’ordre des phases pourrait également changer au cours des prochaines semaines.    

Pas d’ouverture générale  

Les chantiers de construction (11 mai) et les entreprises manufacturières (11 mai) seront parmi les premiers à reprendre le boulot, car il s’agit de compagnies « ayant déjà des protocoles de sécurité élaborés et capables d’imposer un nouvel encadrement à leurs travailleurs ».    

Pour les entreprises manufacturières, certaines devront toutefois redémarrer avec un personnel réduit. Elles devront attendre deux semaines après leur ouverture pour avoir le maximum de travailleurs possibles sur le plancher.    

Pour le commerce de détail, l’ouverture des magasins devrait se faire le 4 mai.      

Graduellement, ensuite, le gouvernement devrait permettre aux secteurs de l’immobilier et de la restauration de reprendre contact avec leurs clients, soit vers « le milieu du plan » de reprise des activités. L’ouverture des salons de coiffure, selon l’un des scénarios analysés, est envisagée « pour la fin mai ».    

Mentionnons que pour le secteur des services, il ne s’agira pas d’une ouverture généralisée. Le gouvernement prévoit pointer certaines activités commerciales spécifiques. Les autres devront patienter.    

Ces entreprises devront respecter diverses mesures sanitaires. Le nombre de consommateurs par site sera limité.     

Si tout se passe bien, les centres commerciaux devraient ouvrir, par la suite.     

Dans la dernière étape, les grands événements culturels et sportifs pourront reprendre. Québec analysera toutefois la possibilité d’ouvrir plus rapidement certains lieux où il est possible de contrôler l’achalandage, comme les musées.     

Un plan en six phases  

-Il devrait s’échelonner sur environ deux mois, à compter du mois de mai.    

-Premières industries : les chantiers de construction (11 mai), les entreprises manufacturières (11 mai) et les commerces avec un accès à l’extérieur d’un immeuble (hors Communauté métropolitaine de Montréal, 4 mai).    

-La CNESST devra élaborer un guide sur les bonnes pratiques à adopter pour chaque industrie.     

Avec la collaboration de Yves Daoust et Jean-François Gibeault