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Un choc dur à encaisser pour les élèves du secondaire

Il n’y aura pas de retour à l’école avant septembre pour les adolescents du Québec et, pour certains, il n’y aura tout simplement plus jamais de rentrée. 

Quand leur école a fermé ses portes le 16 mars dernier, Zakary et Vincent étaient loin de se douter qu'ils ne retourneraient plus jamais au secondaire. 

«C'est sûr, c'est dur à prendre. Il y a beaucoup de contacts qu'on ne verra plus jamais», affirme Vincent.  

«Pour vrai, c'est quand même un choc parce que, là, on va passer plus rapidement du secondaire au cégep. Et le cégep, c'est complètement différent», ajoute Zakary.  

L'annonce de lundi a eu l'effet d'une bombe. Les écoles secondaires resteront fermées jusqu'en septembre. 

«Ma réaction, pour être honnête, j'ai commencé à pleurer. Ça m'a comme vraiment frappée», de dire Léanne Beaudoin, également élève de 5e secondaire.   

Après six semaines à la maison, l'isolement pèse de plus en plus lourd. 

«C'est vraiment difficile, surtout que moi, mes deux parents travaillent, donc je suis souvent seule à la maison», ajoute Léanne. 

Chez Tel-Jeunes, on reçoit 30% plus d'appels depuis le début de cette crise et les appels ont encore augmenté après l’annonce du gouvernement. 

«Nous, on le remarque déjà depuis hier chez Tel-Jeunes, que les adolescents nous contactent par rapport à cette nouvelle-là», explique Myriam Day Asselin, coordonnatrice au développement des contenus chez Tel-Jeunes.  

«Je pense que les jeunes étaient déjà épuisés en ce moment de toutes ces mesures de confinement là. Ils vivaient beaucoup d'anxiété, de déprime, de conflits à la maison. Donc, là, ce qu'ils perçoivent, c'est que ça va continuer jusqu'en septembre», poursuit-elle. 

Et les conséquences liées à l'isolement ne sont pas à prendre à la légère. Certains jeunes ont même avoué avoir maintenant des idées noires. 

«Les jeunes peuvent avoir des idées suicidaires en ce moment qui peuvent prendre plus de place, donc c'est super important de se tourner vers des ressources comme Tel-Jeunes ou vers des adultes», ajoute Mme Day Asselin.