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Confinement difficile pour les adolescents

Kevin Dupont | TVA Nouvelles

La vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, a tenu à remercier les adolescents, mercredi, alors qu’elle présentait le plus récent bilan de la COVID-19 dans la Belle Province.  

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«Je veux leur dire merci pour leur patience! On sait que ce n'est pas facile pour eux depuis le début de la crise», a-t-elle dit.  

Malgré ces mots, les élèves du secondaire sont tout de même déçus de l'annonce du gouvernement, en début de semaine, voulant qu'ils ne puissent pas retourner en classe d'ici la fin de l'année scolaire.  

Après six semaines de confinement, plusieurs d'entre eux ont voulu partager leur réalité.  

Selon des jeunes rencontrés mercredi dans différents parcs de Trois-Rivières, pratiquer des activités extérieures est la seule façon de voir leurs amis, mais ces rencontres ne tournent pas toujours à leur avantage selon une élève de secondaire 2.  

«Oui, ce n'est pas tous les jeunes qui respectent les consignes, mais pour ceux qui les respectent, c'est plate! On nous pointe toujours du doigt, c'est frustrant au final!»  

Essayer de garder le moral  

La situation est difficile à accepter pour les jeunes. Le fait de ne plus retourner à l'école et de ne plus revoir leurs amis régulièrement affecte leur moral, comme l'explique un élève de secondaire 5.  

«Je suis habitué d'avoir une routine quand j'ai de l'école. Mais depuis que ç’a changé, c'est un peu différent. Ça m'arrive parfois de dormir. On tente de s'encourager à distance entre amis, mais ce n'est pas pareil comme à l'école.»  

Le gouvernement québécois tente toutefois de trouver une solution.  

«On souhaite organiser un événement pour souligner la fin du secondaire des finissants. On ne sait pas encore où et quand ça se fera, mais on continue les discussions», a dit la ministre Guilbault.  

Mais rien n'est comme avoir un vrai bal de finissants pour les jeunes.  

«On a travaillé pendant cinq ans pour ça! Avec la situation, c'est comme si on nous enlevait une façon de célébrer une partie importante de notre vie. Ça fait mal au cœur de savoir que nous n'aurons rien en juin», a confié un finissant d'une école secondaire de Trois-Rivières.