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Que faire pour éviter la faillite?

TVA Nouvelles

Perte d’emploi, économies qui fondent: beaucoup de travailleurs québécois et canadiens se retrouvent actuellement dans une situation financière extrêmement précaire.

Comment s’en sortir? Avant d’en arriver à la faillite personnelle, il existe des alternatives. La chroniqueuse financière Emmanuelle Gril les présente.

La consolidation de dettes

«On demande un prêt de consolidation à son institution financière et ce prêt va nous permettre de rembourser d’un seul coup l’ensemble de nos dettes, donc ça va être beaucoup plus facile pour gérer notre budget parce qu’on aura qu’un seul paiement à faire chaque mois et un seul créancier».

«C’est un prêt qui permet d’économiser beaucoup en intérêt parce que c’est un prêt qui dure habituellement un maximum de cinq ans avec des taux d’intérêt qui varient entre 12% et 14%. Par exemple, si on a une dette de 20 000$ sur des cartes de crédit à 20%, pour rembourser ce 20 000$ en ne faisant que le paiement minimum tous les mois ce qui représente 600$, ça va nous prendre huit ans cinq mois pour nous débarrasser de cette dette et au bout du compte on aura payé 17 000$ d’intérêt».

«Par contre, si on réussit à obtenir un prêt de consolidation sur cinq ans avec des taux d’intérêt de 12%, pour 20 000$ de dettes, ça va faire des paiements de 450$ et au total on aura payé 6700$ d’intérêt».

La proposition de consommateur

«Si jamais l’institution financière vous refuse un prêt de consolidation (...) vous pouvez toujours aller voir un syndic autorisé en insolvabilité qui va explorer avec vous les différentes options».

«Il n’y a que le syndic de faillite qui est autorisé à déposer une proposition et il va contacter tous les créanciers et leur proposer de rembourser un montant moins élevé que la totalité de vos dettes».

«Là aussi on a un seul paiement à faire par mois et ce paiement c’est sur un maximum de 5 ans et c’est calculé en fonction de votre situation personnelle et de vos revenus».

«Par contre ça va entacher notre dossier de crédit pendant toute la durée de la proposition et jusqu’à trois ans après la fin de la proposition, donc un maximum de 8 ans».