/news/politics

Trudeau ne ferme pas la porte à la géolocalisation de cas de COVID-19

Agence QMI

Le premier ministre Justin Trudeau n’a pas fermé la porte à l’utilisation de données cellulaires pour retracer les personnes ayant été en contact avec des gens atteints de la COVID-19.

• À lire aussi: Paradis fiscaux: Trudeau semble revenir sur ses propos

• À lire aussi: Entente entre les partis fédéraux sur l'aide aux étudiants

«C’est une réflexion qui se poursuit, a-t-il dit mercredi. Je sais que si on pose la question à bien des Canadiens, ils seraient ouverts à permettre quelques éléments qui seraient pas permis normalement à cause de cette pandémie, à cause de cette urgence.»

Justin Trudeau a toutefois reconnu qu’il fallait avoir des balises claires pour ne pas trop empiéter sur la vie privée des individus, ce que plusieurs organismes appréhendent.

«Où exactement la ligne pourrait être dessinée, c’est encore à voir», a mentionné M. Trudeau.

L’idée d’avoir recours à la géolocalisation cellulaire pour retracer les personnes ayant été déclarées positives à la COVID-19 est une des mesures utilisées par certains pays pour contenir la propagation du virus.

«Il y a plusieurs compagnies et plusieurs différents pays qui travaillent sur les approches qui sont appropriées pour leur pays, a ajouté M. Trudeau. Alors on est en train de regarder différentes possibilités, mais je sais qu’en principe de base, même dans une situation de crise, les Canadiens sont très préoccupés par la protection de leurs informations de leur privée. Et nous, en tant que gouvernement, on partage cette préoccupation.»

Le premier ministre a souligné la possibilité de permettre des choix volontaires. «Ça fait partie des réflexions que nous avons en regardant la réouverture possible de l’économie étape par étape», a-t-il ajouté.

Au Québec, notre Bureau d’enquête a révélé lundi que le gouvernement analysait activement la possibilité de recourir à des applications controversées, comme celles en fonction en Corée du Sud, en Pologne ou en Chine.

«Si jamais on utilisait ces données, ça serait avec l’accord des personnes concernées. Donc, ça serait pour leur bien, avec leur accord», avait assuré le premier ministre François Legault, lors de son point de presse quotidien, mardi.

D’ores et déjà, des organismes comme la Ligue des droits et libertés, estiment que le recours à cette géolocalisation doit être une mesure d’exception.