/news/coronavirus

COVID-19 : une troisième préposée aux bénéficiaires décédée

Michael Nguyen | Journal de Montréal et TVA Nouvelles

Une troisième préposée aux bénéficiaires est décédée après avoir travaillé dans une unité infectée par la COVID-19 du CHSLD Cartierville, causant une onde de choc auprès de ses collègues.    

• À lire aussi: Une préposée aux bénéficiaires dans la trentaine décède  

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus  

• À lire aussi: Les visages de la pandémie   

« Elle a été placée en isolement samedi et elle est décédée hier... Ça a été trop rapide », a lancé en pleurant une de ses collègues de travail.    

La défunte, âgée dans la quarantaine, travaillait depuis 12 ans dans ce CHSLD spécialisé pour la clientèle sourde et aveugle. «Depuis 12 ans, elle dédiait sa vie au bien-être des autres. Elle était appréciée de tous et reconnue pour son dévouement», a écrit son employeur, le CIUSSS-du-Nord-de-l’Île-de-Montréal, dans une déclaration.  

« C’était une personne calme, douce, qui ne perdait jamais patience avec les résidents », se rappelle Diane Bélair, une préposée aux bénéficiaires retraitée qui a longtemps travaillé avec la défunte.    

Selon nos informations, cette dernière a subi un premier dépistage à la COVID-19 il y a une dizaine de jours. Les résultats se sont avérés négatifs, mais quand elle devait subir un deuxième test, elle ne se serait jamais présentée. Elle a toutefois été placée en isolement préventif le 25 avril dernier, avant de décéder quatre jours plus tard.    

Pour le moment, on ignore si la femme est morte de la COVID-19. Mais cela a créé un choc auprès de ses collègues qui estiment ne pas être suffisamment protégés pour faire face à la pandémie qui frappe durement les CHSLD.    

« Il y a toujours une inquiétude par rapport à l’équipement, on se fait changer d’étage sans qu’on ait le temps de changer de jaquette de protection, c’est insouciant », a lancé une préposée aux bénéficiaires du CHSLD Cartierville, en demandant l’anonymat de crainte de perdre son emploi.    

Une autre collègue affirme de son côté qu’il manque cruellement de personnel, au point où malgré toute leur volonté, les préposées ne sont pas en mesure d’offrir des services adéquats à tous.    

Mais elle rappelle que le manque de personnel ne date pas d’hier.    

« En fait, la crise de la COVID-19 a mis à nu tous les problèmes qu’on avait déjà », a-t-elle conclu.