/news/coronavirus

Des gestionnaires de CHSLD tenus en partie responsables du désastre actuel

Un médecin retraité des Forces armées canadiennes affirme que des gestionnaires de CHSLD qui ne sont pas allés aider sur le plancher dès qu’il y a eu perte de contrôle devraient être tenus en partie responsables du désastre actuel.  

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

• À lire aussi: CHSLD Laflèche: des zones rouges levées trop tôt?

• À lire aussi: L’Association pulmonaire du Québec à bout de souffle

Marc Dauphin n’y va pas avec le dos de la cuillère lorsqu’il est question d’imputabilité. Les patrons qui ne sont pas descendus aider sur le plancher quand la covid-19 était hors de contrôle devraient rendre des comptes.   

« Ça va être nos jeunes militaires qui vont être obligés de faire cette job-là, que eux n’ont pas été capables de faire, ou n’ont pas daigné faire, ou ont eu peur de faire », lance-t-il.   

Marc Dauphin a géré un hôpital à Kandahar pendant la guerre en Afghanistan, et affirme qu’il n’était pas souvent dans son bureau.   

« Je ne savais pas le matériel était où, donc je prenais la moppe, et je le lavais, le plancher », raconte-il.   

Par exemple, il affirme qu’un fonctionnaire pourrait sortir de son bureau pour aider des aînés à manger, les changer, ou laver les planchers.   

Rappelons que la semaine dernière, le Premier ministre François Legault a réclamé l’aide de 1000 soldats de l’armée canadienne, car il y a un trop grand manque de personnel dans les CHSLD. Ce à quoi le premier ministre Trudeau a acquiescé, précisant que ce ne serait pas une solution à long terme.   

  

Le médecin militaire marc Dauphin,

Rémi Pelletier

  

Bordel  

Marc Dauphin, ancien candidat conservateur dans la circonscription de Sherbrooke aux élections fédérales de 2015, précise que la situation va bien dans la majorité des CHSLD du Québec et félicite les patrons qui se sont comportés en leader et qui n’ont pas eu peur de se salir les mains.   

Cependant, il n’a pas de compliments à faire aux gestionnaires qui sont restés derrières leurs ordinateurs. Il déplore que ce soit maintenant aux jeunes militaires de ramasser les pots cassés.   

« C’est aux militaires de ramasser le bordel, quand il y a un vrai bordel et que tout a été fait [pour le prévenir] Mais dans ce cas-ci, tout n’a pas été fait. Et le tout qui n’a pas été fait, c’est les fonctionnaires [qui n’ont pas prêté main forte] », souligne-t-il.   

Formation  

Il croit que tout le monde peut aider sur certaines choses, même sans grande formation.   

« Ça ne prend pas des bras spécialisés. Ça prend des bras, c’est tout ce que ça prend. D’ailleurs on a appelé l’armée, ce n’est pas des bras spécialisés, c’est juste des bras », illustre le retraité qui demeure maintenant à Coaticook.

Dans la même catégorie