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La taxation sera différente dans 2 ou 3 ans, prédit un économiste

La crise économique provoquée par la pandémie obligera le fédéral à réviser son système fiscal, prédit l’économiste en chef d’iA Groupe financier, Clément Gignac. 

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Avec 252 milliards de déficit anticipé et un recul du PIB de 12 %, le Canada subira un lourd manque à gagner. Et ces prévisions supposent que les mesures draconiennes adoptées pour venir en aide aux entreprises et aux citoyens prendront fin après quatre mois, rappelle l’économiste. 

Afin de revenir à l’équilibre budgétaire, M. Gignac prévoit que la taxation et les impôts seront révisés dans un horizon de deux ou trois ans. «On devra songer à taxer les mieux nantis et les entreprises et mettre peut-être un impôt spécial», suggère-t-il. 

Selon l’évolution de la pandémie, cette échéance pourrait être repoussée. «Tant que le vaccin ne serait pas testé et administré, je ne crois pas que les gouvernements auront en tête un retour à l’équilibre budgétaire. Et ça serait prématuré de penser à l’austérité avant une reprise solide de l’économie, affirme-t-il. On devra vivre avec des déficits autour de 50 à 70 milliards dans les prochaines années.»

Le Canada possède une certaine marge de manœuvre, étant le pays le moins endetté du G7 l’an passé et le seul avec une cote AAA, précise l’économiste. Des taux d’intérêts s’approchant de zéro minimisent aussi l’impact à long terme de la dette contractée par le pays cette année. 

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