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Les écoles privées veulent être compensées financièrement

Photo d'archives, AGENCE QMI

Les écoles privées qui ont subi des pertes financières pendant la période de fermeture réclament une compensation au gouvernement Legault pour éponger les pertes. 

Un mandat a été inscrit au registre des lobbyistes à la fin mars en ce sens. David Bowles, président de la Fédération des établissements d’enseignement privés, explique que cette démarche vise entre autres à compenser les coûts reliés au transport scolaire qui ont dû être payés à 100% pendant les deux premières semaines de fermeture, à la demande de Québec. 

«On aimerait aussi pouvoir rembourser les parents pour les semaines où il n’y a pas eu de services. On demande qu’il puisse y avoir des compensations s’il y a des pertes subies à d’autres endroits», précise M. Bowles. 

L’entente prise avec les parents dans «une majorité d’établissements» est d’évaluer en fin d’année ce qui pourra être remboursé ou non, ajoute-t-il. 

M. Bowles ne craint pas «pour l’instant» pour la survie de certaines écoles privées. La situation financière de certaines d’entre elles pourrait toutefois devenir «complexe» l’an prochain si la crise se poursuit, admet-il. 

De son côté, le mouvement L’école ensemble, qui s’oppose au financement public des écoles privées, dénonce cette démarche. 

Son président, Stéphane Vigneault, affirme que le financement public accordé aux écoles privées est déjà trop élevé. 

Cette crise pourrait toutefois être l’occasion pour les écoles privées qui se retrouveraient dans une situation financière difficile d’opérer une transition afin de rejoindre le réseau public, avance toutefois M. Vigneault.